Une structure au service des inadaptés mentaux

Lorsque les bonnes volontés arrivent à s’exprimer, les choses ne peuvent qu’évoluer dans le bon sens, surtout lorsqu’il s’agit d’œuvrer pour la défense des droits des catégories les plus vulnérables de la société.

Le meilleur exemple pour illustrer cette volonté de bien faire ne peut-être que cette expérience quecontinue de vivre depuis 1991 l’Association d’aide aux inadaptés mentaux de la daïra de Boghni, à laquelle est revenue le droit de gérer le centre psychopédagogique depuis qu’une structure d’accueil a été accordée à ses membres.

Il s’agit d’une ancienne école primaire située en dehors de la zone urbaine, plus précisément en plein oliveraie de Thinir, transformée en un centre pour handicapés mentaux.

A ce jour, en dépit du travail colossal effectué pour assurer la meilleure protection possible, et ce à toute personne n’ayant pas les capacités d’être prise en charge dans un cadre familial, la structure souffre du manque de moyens matériels.

Selon l’un des responsables de ce centre, en l’occurrence M. Ahcène Djaroun, « l’absence de moyens pédagogiques, et plus particulièrement celui qui peut nous permettre un meilleur suivi des facultés mentales des handicapés, empêche en quelque sorte les éducateurs spécialisés d’atteindre les résultats souhaités en matière d’évaluation de chaque cas admis ».

De plus, sur un autre registre, la dépendance de la CNAS sur le plan budgétaire constitue un autre écueil pour s’assurer une forme d’autonomie au centre, même si au demeurant la convention établie avec l’organisme des assurés sociaux s’est avérée en fin de compte pour maintenir l’action du personnel, lequel est constitué d’universitaires recrutés et formés par la Fédération nationale des inadaptés mentaux.

S’agissant des évolutions qu’a connu le centre depuis sa création, il n’y a pas grand chose à signaler malgré les promesses des différents responsables d’aider à doter les éducateurs de plus de moyens, en plus de la création de nouveaux espaces d’accueil qui permettront de séparer les handicapés selon leur âge, d’autant plus qu’actuellement plus de 50 personnes entre enfants et adultes continuent à vivre ensemble.

Enfin, le souhait des responsables du centre, à l’exemple de M. Seddouk, président de l’association, et de Djamel Harbi, un élément actif chargé du suivi psychologique, n’est autre que d’arriver un jour à décrocher l’annexion de l’établissement de Boghni aux centres médicaux pédagogiques de l’Etat.

M. Haddadi