Améliorer l’extérieur de la cité

Un investissement totalement pris en charge par les attributaires sans la participation des caisses de l’Etat, mais où a intervenu la CNEP/Banque en octroyant des prêts remboursables à long terme que cette dernière prendra directement des salaires des intéressés.

Numériquement parlant, les 222 logements OPGI/CNEP construits au fond de la rue Kechouf-Mohamed, située dans la cité Baïri, est le plus grand projet que Lakhdaria n’ait jamais réalisé, démarrés en 2000, mais n’ont été livrés, une tranche de 150 bénéficiaires, qu’à la fin du 1er semestre 2006.

Etant mal logés précédemment dans leur hay respectifs, ces derniers n’ont pas hésité un seul instant à investir dans ce projet qui, à leur yeux, « est excessivement cher pour un logement de consistance F3 à 252 millions soit 32 000 DA/m2 ».

Aussi, à ces acheteurs crédibles vis-à-vis des banques de par les salaires assez élevés qu’ils perçoivent, figureront aussi sur la liste les 10 familles ayant été touchées par l’opération d’expropriation des terres situées sur la bande du « tracé » dégagé à l’autoroute Est-Ouest.

Malgré le petit sentiment d’être « roulé » question coût, qui leur traverse l’esprit par moment, pour eux « si on lui avait joint tous les aménagements extérieurs prévus dans les textes réglementant la réalisation de logements collectifs la transaction ne serait pas perçue pour une mauvaise affaire ».

Ce beau joyau de la cité Baïri de Lakhdaria regroupant plusieurs bâtiments peints en rouge crevette et blanc, dira un groupe de résidents trouvés sur place, « n’est pas doté d’éclairage public, ce qui contraint les locataires à rester cloîtrés chez eux plutôt que de s’aventurer dehors ».

« Ceci, sans parler, ajoutent-ils, des raccords du réseau d’assainissement laissés à découverts depuis leur installation à la cité OPGI/CNEP, menaçant ainsi chaque jour que Dieu fait la vie de leurs enfants et celle des personnes âgées passant et repassant de ce côté.

Autre chose, tant que les habitants ne disposent pas des cages servant d’accès à leur logement, comme cela a été prévu sur les plans, les allées et venues s’effectuant par une autre entrée sont perçues comme des « corvées obligatoires » qu’on leur impose.

A ce sujet, ces derniers sont conscients de la justesse quant à la fermeture temporaire des accès qui se situeraient à proximité de la caserne de la gendarmerie, mais néanmoins ceux-ci estiment « que si tout le monde met un peu du sien, une solution sera trouvée à ce problème ».

Mais, et c’est l’avis de tout le monde, même si on vient à régler d’une minute à l’autre les insuffisances relevées dans la partie extérieure de la cité OPGI/CNEP, ceci n’éliminera pas tout à fait l’image d’une cité abandonnée et ce tant qu’on aura pas solutionné la doléance relative à l’état d’insécurité prévalant dans les locaux commerciaux aménagés au rez-de-chaussée.

« La situation exige l’implication de tous les acteurs habilités à apporter leur concours en vue de remédier à notre cas », ont conclu les résidents.

A. Chérif