L’occupation de la voie publique semble être le moyen « normal » d’exprimer le mécontentement des citoyens et de porter leurs préoccupations aux concernés. A ce titre, les habitants de la cité GMS d’Akbou ont procédé hier matin à la fermeture des sièges de l’APC et de la daïra pour exiger des responsables locaux la reprise immédiate des travaux de construction de logements et le cas échéant l’intervention du wali. Le relogement des habitants de cette cité s’éternise et la colère se manifeste sur la voie publique de façon quasi régulière. En effet, bien que le dialogue n’ait jamais été interrompu entre ces habitats, les membres de l’APC et la daïra le problème demeure toujours posé dans les mêmes termes depuis 2006 et pour cause sur les 176 logements requis pour le relogement et toutes les familles, seulement 45 ont été réalisés, soit cinq bâtiments de 9 logements chacun.
Malheureusement, 18 unités, bien qu’elles soient actuellement occupées, ont été réformées par le CTC et suscitent de vives inquiétudes parmi les habitants qui craignent qu’elles s’écroulent à la faveur des pluies abondantes ou de secousses telluriques.
L’instabilité qui caractérise le marché des matériaux de construction et la rigidité des lois en matière d’octroi des marchés publics ne sont nullement des circonstances à même de faciliter la résolution de ce genre de problèmes.
B. Sadi
