La ligne de transport Amizour- El Hamma plus chère

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l Le prix de transport a connu ces derniers jours une augmentation vertigineuse dans plusieurs localité d’Amizour. C’est le cas notamment pour la ligne reliant la ville d’Amizour à El Hamma,une ligne qui dessert une dizaine de villages (Lassas, Tizi Neftah, Boudelssan, Ait Ou Maouche, Drarri… Et El Hamma). Cette route est empruntée par près de mille voyageurs chaque jour. Ces derniers ont adressé aux responsables de ce secteur une pétition dans laquelle ils dénoncent l’augmentation des tarifs de 15 DA à 20 DA, une augmentation se chiffrant à “50%” par les transporteurs publics de voyageurs de cette ligne.En effet, la décision d’augmenter de 5 DA le prix de la place n’a pas fait jusqu’à maintenant réagir les autorités. Quant aux citoyens, nombreux sont ceux qui menacent de fermer la route. C’est le cas notamment à El Merdj Ouamane avant-hier pour manifester leur désapprobation. Par ailleurs, selon notre source d’information plusieurs altercations ont éclaté au niveau de l’aire de stationnement de la ville entre les chauffeurs et leurs clients qui ne veulent pas faire les frais d’une décision qui n’émane pas des services des transports. De leur coté les transporteurs expliquent leur geste par l’état alarmant et impraticable de la route, les crevasses et les pannes au quotidien. “Nos routes ruinent nos fourgons en quelques mois”, se plaignet-ils. Ces derniers sont obligés de réserver un budget spécial pour la réparation régulière de leurs véhicules victimes de l’état du réseau routier, notamment au niveau de ces villages délaissés par les autorités depuis plus de quinze ans. En somme, la question qui mérite d’être posée : “A quand la réhabilitations du réseau routier de la wilaya de Béjaïa, un réseau qui est devenu aujourd’hui impraticable même au centre ville de la willaya ?”. Il est impératif de procéder à l’aménagement de ces chemins qui sont dans un très mauvais état. Enfin, quand on voit dans les wilayas limitrophes que les routes sont impeccables et merveilleusement entretenues, nous nous demandons : “Est-ce que nous sommes une wilaya autonome ?”.

Maouchi Yahia

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