Réalisée par l’association culturelle Amusnaw qui n’est plus à présenter tant elle s’est distinguée par ses actions culturelles au plus haut niveau, cet espace est un véritable joyau culturel où peuvent s’épanouir les jeunes de la ville des Genêts. Équipé de micro-ordinateurs, de l’ADSL, et d’un photocopieur industriel, cet espace rendra à coup sûr d’énormes services à la communauté estudiantine et aux citadins en quête d’espace de convivialité et de la recherche du savoir. Outre ces équipements, Amusnaw s’est vu offrir par la Croix-Rouge française, délégation locale de Longwy dans le département de la Meurthe- et Moselle un lot de livres scolaires et aussi des livres sur la littérature, le théâtre, les bandes dessinées etc… Au total, ce sont environ 25 000 livres qui ont été acheminés de Longwy via Marseille par deux responsables de l’association Amusnaw le 7 mars dernier pour enrichir la médiathéque qui a ouvert ses portes tout récemment. Par ailleurs, une rencontre s’est déroulée sur les mêmes lieux autour d’une étude qui a porté sur le mouvement associatif sous le titre « Rétrospective et projection », animée par l’enseignant et chercheur Brahim Salhi. Cette rencontre ne manquera pas de stimuler d’autres associations étalées à l’échelle locale ou nationale. Les responsables de l’association culturelle Amusnaw, avant l’ouverture officielle de la médiathéque se sont démenés comme de beaux diables pour faire aboutir le projet qui a mûri depuis septembre 2004. Des contacts ont été entrepris avec la fondation espagnole DARA (développement Assistance Research Associates ) qui est spécialisée dans le domaine de l’étude et de l’évaluation de politiques et programmes de coopération au développement. L’autre partenaire d’Amusnaw est Fride qui est un centre de recherche indépendant espagnol établi à Madrid et est consacré à l’investigation des questions internationales. Pour terminer Amusnaw a tenu à féliciter l’APC de Tizi Ouzou qui a mis à la disposition de la médiathéque les espaces du théâtre communal pour les projections des films et les activités de proximité. Les points faibles de ce partenariat qui a abouti malgré toutes les difficultés sont multiples. Les APC et les APW, pour ne citer que ces 2 instances, refusent de co-financer jusqu’à hauteur de 20% des projets financés à 80% par la Commission européenne. L’autre problème persistant est celui de l’indisponibilité des locaux. Amusnaw a dû recourir à une location de ses bureaux pendant que des sièges à vocation culturelle périssent au vu et au su de tout le monde. Les exemples ne manquent pas. Les cinémas ex-Studio, Mondial, Djurdjura sont des exemples concrets de la gestion anarchique dont souffre notre culture.
M. Ouaneche
