La ville de Larbaâ Nath Irathen vient de s’enrichir d’une structure hôtelière et commerciale de grand standing. Aménagé sur les restes de l’ancien hôtel qui était à l’état d’épave et a été acquis par adjudication, ce nouvel établissement offre une salle des fêtes flambant neuf comprenant un vaste restaurant et une salle d’animation.
Il y a aussi un complexe commercial avec plusieurs boutiques proposant de la bijouterie, des produits artisanaux, des produits de tissage traditionnels… Une école hôtelière qui en est aux dernières touches, devra démarrer à la rentrée. L’établissement dispose de 20 chambres, dont une chambre témoin qui peut être visitée par les éventuels clients.
Melle Hannachi, architecte, est le maître d’œuvre de ce vaste projet. Gérant cet ensemble confié par son père trop âgé, elle avoue avoir dû lutter contre vents et marées pour passer à travers les multiples embûches dressées sur son chemin. « J’ai travaillé très dur pour mener à bien ces aménagements profonds et coûteux avec les fonds propres à notre famille. J’ai rencontré moult obstacles, privés ou municipaux, dont je soupçonne la possible connivence. Notre voisin, gérant du cinéma, nous a menacé même de bloquer le passage commun ».
L’inauguration de l’agence bancaire prévue sur ce site a d’ailleurs été reportée. « Le maire a saisi la banque pour lui demander de surseoir au démarrage de l’agence, le temps de mettre à niveau le contrat. Je me demande de quelle mise à niveau il peut s’agir puisque tout est en règle. Je suis prête à donner toutes les garanties », ajoute Melle Hannachi. Le gratin de la ville, les élus, les autorités, de simples citoyens ont été invités à cette inauguration. La BNA a aussi dépêché d’Alger des représentants. Et la gérante, qui avoue être passionnée d’archéologie et pratiquer l’apiculture est tout sourire pour ses nombreux invités en dépit des difficultés.
M. Amarouche
