Les habitants de D’Hous exigent des ralentisseurs

Certes, cette opération avait réjoui les pauvres citoyens qui avaient longtemps souffert de l’état de cet axe. Mais, apparemment, leur joie s’est transformée en calvaire quotidien. En raison de la bonne qualité du bitume, certains de ces usagers se permettent même d’y faire le rallye. Jeudi dernier, un sexagénaire a été tué sur cette route. La colère s’est emparée d’eaux. « Il faut être présent pour voir à quelle vitesse arrivent certains chauffards. Ils dépassent l’entendement. Si sur nos autoroutes la vitesse limitée est de quatre-vingt kilomètres à l’heure, ici à D’Hous, je peux vous dire qu’ils roulent jusqu’à cent quarante, voire plus », fulmine un intervenant, avant qu’un deuxième n’intervienne pour ajouter : « Ce n’est pas la première fois qu’un accident arrive dans cette agglomération. Dernièrement, deux vieilles l’ont échappé bel. Un véhicule a terminé sa course folle dans un garage. Quant aux bêtes, elles sont toujours frôlées par ces fous du volant ».

Dès cet énième accident, les villageois ont déposé sur la chaussée des pierres et objets hétéroclites. « Nous exigeons des ralentisseurs. Que les responsables prennent leur responsabilité », a dit un autre intervenant. Les paisibles villageois de D’Hous ne demandent que le minimum car ces ralentisseurs sont installés même dans nos villes.

Les parents ont souvent peur de laisser leurs enfants sortir seuls dans cette route. Et dire qu’ils sont obligés de le faire, car ils doivent aller à l’école et surtout aux champs, quand on sait que c’est une localité à vocation agricole.

Il est temps d’adopter la décision de mettre en prison tout conducteur à l’origine d’un meurtre sur la route, car nous assistons à une vraie hécatombe sur nos routes, quel que soit leur classement : autoroute, route nationale, chemin communal et même boulevard.

Amar Ouramdane