Le chef lieu communal sans eau

Comme rien ne dure, selon un vieil adage, les habitants de quelques quartiers du chef-lieu communal viennent de le découvrir à leur détriment. En effet, les populations de ces derniers souffrent de la pénurie d’eau depuis près d’un mois. Cette eau qu’ils considèrent si disponible et si proche est devenue en un clin d’œil très lointaine. La rupture de l’alimentation est due à la défectuosité d’un tronçon du réseau d’AEP qui alimente un réservoir d’une station hydraulique. Selon quelques citoyens « bien que personne ne voudrait en être privé de cette « source de vie », ce manque d’eau partiel et temporaire peut être bénéfique et donner à réfléchir pour ceux qui la gaspillent pour l’apprécier à sa juste valeur. Cependant, les pouvoirs publics et en premier les élus locaux tentent avec empressement de parer dans les meilleurs délais à cette carence. Toutefois, la lenteur constatée dans la mise en œuvre de la solution à ce problème, qui consiste en la réfection du tronçon défectueux et qui est néanmoins conditionnée par la réalisation d’un détour dans le cheminement du nouveau tracé, est imputable à la nécessité de se référer au cadre législatif et réglementaire régissant l’intervention publique.

La procédure d’élaboration des appels d’offres afin de recueillir les soumissions des entreprises, le délai nécessaire à l’étude des dossiers des soumissions, plus la sélection et l’attribution des travaux — règles concurrentielles obligent — est affectée d’un facteur temps à chaque étape.

Ce qui n’empêche pas de suggérer que dans de telles circonstances, il aurait été préférable d’agir en urgence. Notons que depuis que le problème a été soulevé, la couverture des besoins est conséquement assurée via une distribution par camion-citerne.

En ce moment, une entreprise est retenue pour engager les travaux dans les meilleurs délais, ce qui soulagera amplement les populations concernées.

D. Meghras