Plusieurs hectares de pomme de terre du plateau d’El Esnam à l’est de Bouira ont été contaminés par le mildiou, instaurant une situation de frayeur parmi les producteurs qui craignent que la moisissure infeste le tubercule amenant la catastrophe.
Malgré l’utilisation des fongicides et autres traitements depuis son apparition il y a de cela une semaine, le mildiou ne cesse de se propager pour toucher les quelque 600 hectares implantés dans la région d’El Esnam. Par ailleurs, la région de Aïn Bessem et les Arib sont épargnés pour le moment : les producteurs de ces régions ne cessent de multiplier les traitements pour parer à toute éventualité.
En plus du mildiou, il y a un autre phénomène désastreux pour les producteurs de la pomme de terre: l’éclatement des tubercules pour cause climatique ainsi qu’éventuellement l’apparition de la teigne et les accariens, ce qui rend le produit en deçà de sa qualité, donc invendable. Une conséquence catastrophique compte tenu que le mildiou n’est pas inclu dans la nomenclature des assurances.
Désormais, la sonnette d’alarme est tirée par l’Association des producteurs de pomme de terre de Bouira et les autres producteurs que nous avons rencontrés qui souhaitent la présence sur les lieux d’une commission technique diligentée par le ministère de l’Agriculture.
Rayane B.
