Nasser Sandjak
« Il souhaitait voir éclore en Algérie des écoles de foot »
l Saïd était mon frère, mon ami, mon coéquipier. Il y a de ces personnes qui vous marquent d’une empreinte indélébile et tellement attachante qu’il n’est plus possible de s’en séparer, Saïd était de cette trempe d’hommes. Dieu a décidé de le rappeler à lui avant que son rêve ne soit exaucé. Son plus grand souhait était de réunir tous les amoureux de la balle ronde et tous ses amis dans un seul stade et jouer le plus grand match du foot. Cette rencontre est une esquisse de ce vœu.
L’incompétence qui président à la destinée du foot algérien est une chose qui l’agaçait, il a beaucoup souffert du marasme et du déclin dans lesquels est plongé le sport-roi dans son pays et cette souffrance était réelle, elle se lisait sur son visage et peignait le ton de sa voix. Il souhaitait voir éclore en Algérie des écoles de foot, voir l’Algérie reprendre la place qui était naguère la sienne sur la scène internationale. C’était un homme tourné résolument vers le futur. En l’an 2000 avec peu de moyens, beaucoup de volonté, de travail et de sérieux nous avons pu honorer l’Algérie dans la phase finale de la Coupe d’Afrique. Va Saïd, un jour prochain on te rejoindra. Cependant, nous te promettons de prendre soin de ton souvenir comme d’un joyau.
