Située sur l’axe de la route nationale n°9 à une soixantaine de kilomètres de Béjaïa, chef-lieu de la wilaya, la daïra de Kherrata, qui comprend deux communes, Kherrata et Draâ El Caïd, a une superficie totale de 217 km2 pour une population de près de 65 000 habitants au dernier recensement de l’année en cours. Elle est limitée géographiquement à l’est, l’ouest, le sud par la wilaya de Sétif, au nord par la daïra de Darguina (Béjaïa). De part son relief montagneux, en particulier pour la commune de Kherrata, les activités agricoles sont dominées notamment par l’arboriculture fruitière, l’oléiculture, les cultures maraîchères, l’aviculture et les élevages bovin et ovin, dont les production ont tendance à connaître une évolution pour les besoins de l’auto-consommation et la commercialisation des produits en excédent dans les marchés locaux, mais reste tout de même insuffisant pour permettre l’amélioration, la quantité et abondance qui ne peuvent que par les efforts continus de l’agriculture, mais et surtout soutenus par des aides de l’Etat pour la modernisation du secteur et sa rentabilité sans oublier la céréaliculture dont la commune de Draâ El Caïd est sa vocation essentielle. Cette ambition est réalisable du fait que la daïra de Kherrata dispose des ressources hydriques qui ne demandent qu’à être revalorisées à travers le lac naturel d’Ighil Emda par une utilisation rationnelle de l’eau au profit du secteur de l’agriculture, principalement pour l’irrigation des terres agricoles et aussi pour l’alimentation en eau potable des populations des communes de Kherrata et de Draâ El Caïd, conditionnée par la réalisation de station de traitement. Il faut souligner que dans ce cadre il est prévu des prélèvements de ressources en eau vers la wilaya de Sétif à des fins agricoles et le renforcement en alimentation en eau potable d’une partie de la population de Draâ El Caïd, dont les projets seront prochainement lancés. Il est donc primordial d’exploiter cette ressource vitale qui est l’eau, de manière à ne pas la gaspiller de part sa place stratégique dans le bien-être d’une nation et qui sera à long terme une source de conflits entre les pays en raison de sa rareté qui se fait de plus en plus sentir, conséquences des bouleversements climatiques inquiétants que connaît notre planète, d’où la rigueur dans sa gestion et son utilisation rationnelle s’imposent d’elles-mêmes.
Les PCD au secours de la localité
S’agissant du développement local, il est permis de constater que la mise en œuvre des plans communaux de développement, qui remonte à quelques décennies, a permis aux APC de bénéficier de plusieurs projets, et ce dans tous les secteurs permettant d’améliorer les conditions de vie des populations, particulièrement en zones rurales dont les actions sont beaucoup plus concentrées dans des secteurs importants tel que l’alimentation en eau potable, l’assainissement, les aménagements et revêtements des chemins communaux, les ouvertures de pistes pour le désenclavement des populations rurales éloignées et les infrastructures de santé, éducatives, culturelles et sportives. A cela, s’ajoutent d’autres opérations relevant des programmes sectoriels en charge par les Directions de l’exécutif de la wilaya.
Des efforts qui doivent être poursuivis en tenant compte des propositions émanant des autorités locales et élus concernés à travers le comité technique de la daïra de Kherrata confrontés aux réalités du terrain et qui constitue le circuit le plus approprié en matière de proposition des projets de développement local. Mais cet impact dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens des communes de Kherrata et de Draâ El Caïd, bien que des efforts doivent être soutenus dans ce cadre, souffre d’un problème épineux qui est le chômage, notamment des jeunes, un fléau qui a tendance à prendre une ampleur préoccupante que ni le filet social à 3000,00 DA ni l’emploi-jeunes à 2500,00 DA, ni le système du pré-emploi ne pourront offrir des perspectives d’avenir à cette couche sociale vulnérable, en particulier en raison des insignifiants salaires fixés et qui nécessitent d’être revus à la hausse en attendant d’autres formules que les pouvoirs publics concernés doivent engager pour permettre à ces jeunes de construire leurs avenirs à l’abri d’autres fléaux auxquels ils sont exposés. L’autre secteur aussi important qui a besoin d’être relancé concerne l’habitat, en particulier le logement social, seul moyen à une famille ou citoyen à revenu modeste d’y accéder. Les programmes réalisés à ce jour par l’OPGI au niveau de la ville de Kherrata sont insignifiants et ne suivent pas l’évolution de la demande toujours croissante pour réduire un tant soit peu la tension qui s’exerce sur ce type d’habitat sensible.
Pour ces raisons, la nécessité d’inscriptions d’autres programmes s’impose au niveau de la daïra de Kherrata à court, moyen et long termes pour juguler les retards enregistrés mais aussi pour accentuer les efforts sur l’habitat rural qui a eu un impact positif dans la satisfaction d’une partie de la population qui est dans le besoin, et à terme de réduire favorablement la pression sur la demande de logement social tout en accordant des mesures d’assouplissement pour accès à l’habitat rural. Un parc assez conséquent a été réalisé à travers les communes de Kherrata et Draâ El Caïd. Certains postulants, faut-il le rappeler, sont confrontés aux problèmes de moyens pour le lancement de la première phase des travaux.
A cela, s’ajoute la flambée des prix qu’ont connue ces matériaux de construction, d’où la revue en hausse de l’aide attribuée fixée à 500 000,00 DA et qui s’impose d’elle-même en attendant l’inscription d’autres programmes pour satisfaire les 800 demandes en instance d’être étudiées par la Commission de daïra chargée de l’habitat rural.
Slimane Zidane
