Hommage à l’Hadj Ouahmi

Il y a deux années, plus précisément le 26 juin 2003, s’est éteint l’ami, le frère et collègue de travail L’Hadj Ouahmi, laissant derrière lui un vide pour sa famille, ses amis, qui l’ont toujours adoré et admiré tout au long du chemin parcouru ensemble. Professeur de mathématiques, issu d’une famille modeste et natif du village Aït Laâziz dans la commune d’Akbil, Ouahmi ne dispensait pas seulement le savoir à ses élèves qui furent nombreux que ce soit au CEM Aït Saâda où il a débuté sa carrière d’enseignant mais aussi à Taka, Amer Ath Chikh, Aït Laâziz et à Ouaghzen, dernier CEM où il a travaillé, mais était aussi le médecin de la famille et des opprimés », comme l’ont si bien qualifié ses frères et amis, car il était toujours là au côté de tout être qu’il connaît ou qui le sollicite pour le réconforter que ce soit avec la parole ou le peu de moyens dont dispose. Ouahmi était connu de tous comme étant un homme qui dit ce qu’il pense sans peur et sans gêne. Il était généreux bon, courageux, patient, courtois, actif, intelligent et volontaire. La majorité de ses amis et collègues étaient venus nombreux commémorer sa mort survenue le 26 juin de l’année 2003, mort qui reste toujours mystérieuse comme témoigneront ses frères. Ce jour-là-il, y avait aussi une délégation de son ex-parti politique, délégation qui, il faut le souligner était absente le jour et au 1er anniversaire de sa mort. Vérité a été dite « je ne le connaissais pas mais j’entendais parler de lui ». Ainsi aujourd’hui « ils » se souviennent que Ouahmi était militant, tête de liste et élu aux communales de 97. Durant les multiples prises de paroles, Ouahmi aura décelé les parole sincères de ses amis et de sa famille, comme il aura décelé aussi le discours électoraliste, et l’utilisation de sa mémoire à des fins bien connues. Ayant traversé une période très difficile et quelques mois seulement avant sa mort tragique, ses amis s’en souviennent très bien, il avait sollicité « ses amis politiques » pour l’aider à sortir de la situation qui lui a coûté la vie, « ces » responsables politiques ne lui répondaient même pas, alors que pour d’autres, qui n’avaient pas fait un 1000ème de ce que Ouahmi avait fait pour son parti, les mêmes doléances faites par Ouhami avait été satisfaites par ces mêmes « amis » politiques. Ce jeudi, 2ème anniversaire de sa mort, ceux qui étaient venus lui rendre hommage ont préféré garder le silence, comme lui l’aurait fait. Ils ont vécu cette douleur en silence et l’ont ressentie au plus profond de leur cœur. Que peut-on te dire ? Ouahmi repose en paix, ta place n’est pas vide puisque Amazigh ton fils grandit, et s’il savait tenir un discours il aurait dit : « Ne t’inquiète pas, papa, tu peux te reposer en paix, je suivrais la voie que tu m’a tracée ». Si un autre hommage doit être rendu, c’est à sa courageuse femme, sa mère et ses frères ainsi que celui qui a toujours été à ses côtés et sans qui ces hommages n’auraient pas eu lieu, lui c’est Harouni Abdellah, et ses collègues du CEM Ouaghzen. Quant à ce que Ouahmi a fait durant sa vie ceux qui l’ont aimé le savent. Repose en paix, Ouahmi !

B. Mhanna