Nos émigrés arrivent en espérant passer des vacances dans leurs villages dans de bonnes conditions, eux qui sont habitués à rouler sur des chaussées bien entretenues. Eh bien ! c’est loin d’être le cas chez nous où nos routes sont vraiment pour la plupart dans des états piteux. Le plus surprenant c’est le tronçon de la route nationale 74 allant de takriets aux quatre chemins de Taghzouyt et traversant la ville de Seddouk qui a bénéficié il y a quelques années d’un aménagement de la chaussée par un revêtement en bitume de type tapis. Seulement, ce revêtement n’a pas résisté longtemps, ce qui a fait que la chaussée a été endommagée en plusieurs endroits. Pour ce faire, la société des ponts et chaussée pour y remédier a cru certainement bien faire les choses. Au lieu de scarifier les parties détériorées et poser des rapiècements en bitume au même niveau que la chaussées, elle a préféré ajouter des chapes de bitumes sur des dizaines de mètres pour chaque partie endommagée et d’une épaisseur d’environ 5 cm, lesquelles ont l’allure des dos-d’ânes assez longs. Résultat, les chauffeurs ressentent des pincements au cœur à chaque traversée de ces dos-d’ânes un peu particuliers en sentant un « Boum » à la montée et un autre à la descente et combien de fois cette situation désagréable et incommode est répétitive sur un trajet d’â peine 5 kilomètres ? Si l’on s’en tient à cela, même les passagers ne sont pas en reste puisqu’eux aussi ils sont secoués à chaque traversée. « Avec la cherté des prix et la contrefaçon des pièces de rechanges, la STP se mêle à la partie par un rafistolage non indiqué de la chaussée à même d’user les véhicules empruntant cette route quotidiennement, à l’image des véhicules de voyageurs et de marchandises », se révolte un propriétaire de fourgons de transport qui ne décolère pas. « Et jusqu’à quand cette situation va durer ? » lui emboîte le pas un deuxième transporteurs.
L. Beddar
