Les bénéficiaires des logements sociaux du projet des 248 logements de la commune de Aïn Bessem, distante d’une vingtaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, se sont plaints de la lenteur des travaux au niveau de ce site. Un projet inscrit et dont les travaux ont démarré en 2003.
Sa réalisation a été confiée à l’Agence foncière de Bouira déjà saisie pour le dépassement des délais inscris et de loin puisqu’ils ont été dépassés de 18 mois ! Malheureusement cette même agence n’aurait entamé les travaux qu’en 2005, d’après les témoignages des bénéficiaires. La méthode de réalisation consiste à répartir ledit projet sur trois tranches avec même l’intégration de la cité de 74 logements. Quant au démarrage des travaux au niveau des 40 logements, ils ont été entamés de même avec du retard et le taux de réalisation ne dépasserait guère les 30% au moment où le site des 34 logements, lui, voit ses travaux à l’arrêt à cause du non achèvement des travaux préliminaires de construction. S’agissant du site des 80 logements, les mêmes interlocuteurs ont dévoilé que jusqu’à ce jour le taux de réalisation n’avoisinerait que les… 40% tandis que ceux du site des 50 logements sont quant à eux à l’arrêt d’après les membres d’une association de cette cité depuis au moins 06 mois.
Les causes seraient inhérentes à la hausse des prix des matériaux de construction, choses à laquelle ne pouvaient parer les entreprises réalisatrices, lesquels par voie de conséquence demandent la révision sinon l’actualisation des prix des marchés. Selon les témoignages de ces bénéficiaires, il y aurait même une intervention du ministère de l’Habitat qui aurait demandé l’octroi de facilités à ces entreprises pour continuer et parachever ces chantiers et ces programmes d’autant plus qu’ils entrent dans le cadre du programme du président de la République. Ne pouvant plus attendre, ces bénéficiaires demandent l’intervention du wali afin d’accélérer la cadence des travaux de ces chantiers car la majorité d’entre eux sont pour le moment locataires et les charges de cette location deviennent insupportables pour leur pauvre bourse, et par les temps qui courent ils ne peuvent que subvenir aux besoins vitaux des membres de leur famille. Alors que dire des autres charges quotidiennes auxquelles s’ajoute bien évidemment la durée si longue de la procédure de la location…
Dans le même sillage, ces bénéficiaires auraient déjà saisi toutes les administrations concernées par ce projet afin d’avoir des éclaircissements d’un coté et de l’autre demander des détails sur le taux de 3% que la CNEP aurait appliqué à ces clients dans le cadre de la réalisation de cette catégorie de programme mais jusqu’à présent la Direction régionale de la CNEP ne daigne pas répondre à leurs préoccupations. Ils demandent également aux pouvoirs publics de bénéficier des aides octroyées par les différents dispositifs de l’Etat bénéficier en particulier : des derniers relèvements du seuil des aides à 700 000 DA de la CNL en lieu et place des 500 000 DA, d’autant plus que ces derniers ont versé leur participation sous forme d’apport personnel de l’ordre de 300 000 DA pour un logement de type F3 et pas moins de 400 000 DA pour celui de type F4. A quand la réaction des pouvoirs publics ?
Messaâd Kaci
