La cour de Bouira a finalement rendu son verdict en condamnant le repenti B.Toufik, âgé de 31 ans, à cinq ans de prison ferme pour apologie du terrorisme. Les faits remontent au début de février passé, quand l’accusé, le repenti en question, originaire de Lakhdaria, a appelé le “17” pour avertir d’un acte terroriste dont une certaine Sabrina qu’il citera serait l’exécutrice. Au cours du jugement, l’accusé a relaté les détails de son coup de fil : un message vocal annonçant que « Sabrina », la jeune fille sus-citée, exécutera une opération-kamikaze sur l’un des sièges de la sécurité, sans préciser l’endroit exact. Pour rappel, le coup de fil a provoqué un état d’alerte maximale. Tous les sièges de sûreté implantés à travers la wilaya ont été placés sous haute surveillance, pendant que les forces de sécurité s’échinaient à identifier l’origine du coup de fil.
A ce propos, le concours de l’opérateur téléphonique a été déterminant. Ainsi, l’appelant et l’endroit d’où était venu l’appel ont été identifiés. Ce qui permettra aux forces de l’ordre de mettre la main, quelques heures plus tard, sur B.Toufik. Les appels sortants et entrants ont été identifiés et ont fait progresser l’enquête. D’ailleurs, le numéro de la mystérieuse Sabrina sera relevé plusieurs fois. Ce qui laissera croire que la jeune fille et le repenti étaient en “relation”.
Quant à “Sabrina’’, victime d’une machination, elle sera libérée dès lors que son innocence sera confirmée. Soulignons que B.Toufik a rejoint les rangs terroristes en 1996, avant de bénéficier, en 2004, des largesses de la loi portant Concorde civile.
A. Lamia
