L’opération de démoustication entamée

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Ce n’est que le début de l’été et les gens se plaignent déjà des nuées de moustiques qui envahissent les habitations dès le coucher du soleil. Aucun produit ne semble avoir de l’effet sur ces insectes indésirables qui trouvent de nombreux terrains favorables à leur prolifération. Les tas de détritus, les réseaux d’égouts qui fuient où tout simplement les niches à ordures sont autant de viviers d’où prennent le départ ces “bestioles” qui hantent nos nuits. L’opération de démoustication, entamée par les services d’hygiène, mardi dernier est donc venue à point nommé pour soulager, un tant soit peu, les citadins. La désinfection, croit-on savoir, vise à traiter les mares d’eau stagnantes et les vide-sanitaires des immeubles. Toute la périphérie de la ville sera traitée par les services concernés, lesquels passeront en revue tous les foyers susceptibles d’abriter des moustiques pour que l’opération soit couronnée de succès. Le produit utilisé, le “terminator”, doit agir, nous dit-on, sur les larves qui se développent en surface, sur les mares d’eau stagnantes, les amas de détritus et les sorties d’eaux usées. Les villages ne sont malheureusement touchés que par le traitement de quelques dépotoirs. Parallèlement, il est recommandé aux citoyens de procéder à quelques actions de nettoyage. Ainsi, les éleveurs (d’ovins, de bovins…) sont sommés de déplacer loin des habitations les tas de fumier entreposés aux alentours des villages. Cette action, qui revient chaque été, gagnerait à être élargie aux points d’eau éloignés de la ville et surtout aux ensembles d’habitations situées en zone éparse. Faisant partie de l’hygiène et de la prévention, la démoustication doit cibler tout le territoire de la commune et non limitée seulement aux grands centres comme c’est le cas de l’opération d’abattage des chiens errants. Circonscrite en ville, l’action n’a pas eu l’effet escompté si l’on se réfère aux meutes de canidés errants que nous croisons sur les routes, de jour comme de nuit. Le risque de rage en cette saison est en lui-même une bonne raison pour initier rapidement une autre opération d’éradication des chiens sauvages. Pour l’heure, si l’on peut se méfier des chiens sauvages, si l’on peut se méfier des chiens et chats en général, en revanche ni les pastilles ni le “fly tox” ne peuvent nous prémunir des piqûres désagréables des moustiques.

A. O. T.

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