3 ans de prison avec sursis et une amende de 15 000 DA pour l’auteur

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Une peine de 3 ans de prison avec sursis assortie d’une amende de 15 000 DA a été prononcée hier, lors de la session criminelle par le juge près le tribunal criminel de Tizi Ouzou contre B. Ali, âgé de 37 ans. Les charges retenues contre lui, selon l’arrêt de renvoi, sont incendie volontaire et coups et blessures avec utilisation d’arme blanche.L’affaire oppose l’accusé à son frère B. Ahcène autour d’un fonds de commerce sis à Draâ Ben Khedda.Selon le document de la chambre d’accusation et le témoignage de la victime lors de l’audience, le 20 juillet 20052, l’accusé s’est présenté au local, objet du litige, muni d’un manche à balai et d’une bombe lacrymogène. Après avoir passé à tabac son frère, l’auteur a mis le feu à la boutique. C’est cette même version qu’a développée la victime et soutenue par la partie civile qui a demandé réparation. Les dégâts occasionnés par le feu sont estimé à 70 millions de centimes a souligné la partie civile.La défense quant à elle, a donné une autre version des faits qui ont débuté, selon ses propos, avant cette date fatidique. “Le propriétaire a loué à mon client ce local au début de l’an 2000 et au bout de 23 mois, alors que le commerce était prospère, le propriétaire met un terme au contrat sans raison valable”.Selon l’avocat, le frère du mis en cause a profité de cette occasion pour reprendre le commerce sur le dos de son frère, alors que c’est ce dernier qui l’a recruté comme employé. Il pense que c’est la victime qui a mis le feu dans la boutique pour faire porter le chapeau à son client, d’autant plus que l’accusé est un handicapé. “Comment B. Ali a pu mettre le feu et tabassé sa soi-disante victime avec une seule main, puisqu’il a perdu l’usage de sa main gauche”, s’interroge-t-il. Le procureur de la République a requis la peine de 20 ans de réclusion en s’appuyant sur le caractère criminel des faits.Malgré que les magistrats ont répondu “oui” sur les deux chefs d’inculpation, l’auteur a bénéficié de circonstances atténuantes et d’un sursis.

M. Aït Frawsen

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