Nouveau débrayage à Socothyd

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La deuxième suspension, mercredi dernier du chargé de l’organique au conseil syndical, en l’occurrence Mekiri Ahmed, et également, membre du bureau de l’ONEC, et ce, après la première suspension survenue le 5 juin dernier, suivie pour rappel, d’un débrayage de 8 heures, laquelle suspension a été aussitôt levée le lendemain par l’Union locale de l’UGTA, a fait réagir encore une fois la section syndicale de cette entreprise qui emploie 680 travailleurs et couvre par ses produits panapharmaceutiques la presque totalité du marché national.Cependant, selon le secrétaire général de la section des travailleurs de Socothyd “95% des effectifs de l’entreprise soutiennent leur collègue suspendu en apportant leur signature à la pétition initiée par le collectif des travailleurs”. Après une réunion tenue avec le P-DG et les représentants de l’Union locale, avant que le concerné, par la suspension, ajoute que les responsables de l’Union locale sont à l’origine du problème en projettant selon notre interlocuteur, ni plus ni moins d’imposer leur “parrain”, à savoir l’ex-secrétaire général de la section qui n’était reconduit qu’en troisième position dans le bureau de la section actuelle, et ce, en allant jusqu’à nous proposer de contourner les procédures légales. Contacté par nos soins, le chargé de l’organique à l’Union locale de Bordj Menaïel déclare que “les motifs de la mesure conservatoire de suspension à l’encontre de M. K. sont relatifs à la mauvaise gestion de la section et le non-respect à l’égard des responsables de l’Union locale, notamment le SG Bachir Bounechida. Toutefois, selon le chargé de l’organique de la section syndicale, si la levée de suspension n’est pas envisagée d’ici peu, le collectif des travailleurs a décidé de se réunir en AG prochainement pour la mise en branle d’une grève illimitée, tout comme il tenait à apporter un démenti quant aux pertes citées ça et là, en expliquant qu’une fois le problème réglé, le retard accusé sera de facto récupéré. Enfin, à l’heure où nous mettons sous presse, une réunion est tenue au siège de l’Union locale, regroupant les responsables locaux de l’UGTA avec les représentants du collectif, et dont dépendra la poursuite ou non du débrayage.

Saïb B.

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