La figue en débat

Pour bien dire les choses, cette région est connue pour ses produits du terroir tirés de ses terres nourricières tels le miel, l’huile d’olive et autres cultures. Mais la reine des produits, celle adulée par les Beni Maouchinois, demeure incontestablement la figue, une culture prédominante et produite à grande échelle, qui est non seulement produite sur l’ensemble du territoire de Beni Maouche mais qui est réputée également pour sa bonne qualité et sa grande saveur. Le moins que l’on puisse dire, c’est ce qui a amené les services agricoles à organiser une conférence-débat mercredi passé à la salle des fêtes de la municipalité, conférence animée par un représentant des services agricoles de Béjaïa, le directeur de la subdivision agricole de Seddouk et un technicien de l’ITAF de Takrietz. Si deux des intervenants ont mis l’accent sur les aides accordées par l’Etat aux agriculteurs de cette région, il n’en demeure pas moins que le technicien de l’ITAF a développé certaines techniques que les agriculteurs ont perdu de vue, ce qui est, selon lui, préjudiciable à la production qui ne cesse de connaître des baisses de rendement. « Le caprifiguier (doukar) de nos jours est peu ou pas du tout pratiqué par beaucoup d’agriculteurs alors qu’il est un élément essentiel pour la hausse de production. Sans lui, une partie du produit meurt et tombe au sol, c’est pourquoi j’insiste pour dire que le caprifiguier joue un rôle important et qu’il doit être généralisé si les agriculteurs veulent vraiment améliorer leur production, laquelle, il faut le dire est en décadence ces dernières années », tel est le message que le technicien a voulu transmettre aux agriculteurs. Un débat a suivi où la plupart des questions se sont focalisées sur les aides de l’Etat, en effet les agriculteurs dénoncent la bureaucratie à l’origine des lenteurs et des blocages des dossiers. Notons que la commune de Beni Maouche a organisé plusieurs foires de la figue et des produits agricoles du terroir, une foire qui se tient généralement en septembre de chaque année.

L. Beddar