Le monde du faux

Les services des douanes algériennes ont annoncé avoir procédé pour le premier semestre de cette année à la saisie de cent mille articles contrefaits. Le chiffre paraît énorme mais en fait ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer de la contrefaçon qui submerge le marché algérien. Pour s’en rendre compte, on n’a qu’à se rendre dans les magasins pour constater que les produits imités ont pignon sur rue. De la gomme qui imite le logo en forme d’oiseau, d’une marque célèbre à la pile qui présente exactement la forme et les couleurs d’une autre marque non moins célèbre en passant par toute une panoplie d’objets, c’est le monde du faux et de l’artificiel qui s’expose aux regard du client. On achète parce qu’on croit avoir fait une bonne affaire alors que les prix très bas devraient mettre la puce à l’oreille. Comment imaginer payer vingt à trente dinars une marque de piles qui coûtent habituellement jusqu’à dix fois plus ? C’est seulement quand les piles fondent dans le poste ou qu’elles s’épuisent au bout d’un temps record, qu’on se rend compte qu’on n’a pas fait une si bonne affaire ! On examine alors le produit et on découvre que ce n’est pas exactement le nom de la «marque» qu’on a cru acheter qui y est inscrit : Une ou deux lettres l’en distinguent,n mais quand on a acheté, on ne s’était pas rendu compte ! Les contrefacteurs auront beau dire qu’il ne s’agit pas de fraude, le produit portant un nom différent, c’est bien de contrefaçon qu’il s’agit : ne serait-ce que parce que le client a été trompé par la ressemblance de forme et de nom du produit avec un autre ! Il est temps de combattre ce fléau. Aux autorités de se montrer vigilantes, de démasquer et de punir les fraudeurs, aux consommateurs d’apprendre à ne plus se faire arnaquer !

S. Aït Larba