Les handicapés attendent leurs pensions

Même si l’association communale pour l’insertion des handicapés par le travail essaie de prendre en charge cette catégorie de personnes dans plusieurs volets, telles l’information et les aides à l’occasion des fêtes, elle ne pourra pas tout de même régler tous les problèmes. Celui inhérent au paiement des pensions reste tout de même le plus épineux. « Depuis sept mois, les handicapés bénéficiaires de la pension à hauteur de 3000 DA / mois n’ont pas encore reçu cette modeste somme. Pourtant, nous avons signalé ce retard depuis des mois », nous a appris le président de ladite association. En effet, plusieurs d’entre eux que nous avons rencontrés devant le siège de l’AGIRT nous ont exprimé leur désarroi. « imaginez que même durant les fêtes, on ne nous a versé aucun sou. C’est inimaginable. Et pourtant, ce problème se répète chaque année », a déclaré un handicapé moteur. Si cette situation pénalise cette frange de la société, cela ne veut pas dire qu’ils sont bien nantis ailleurs. Car, même si ces handicapés de statut particulier demandaient un emploi dans le cadre de l’IAIG, ils ne seraient pas acceptés en raison de leur handicap avancé. « Pour espérer un poste de travail dans ce domaine, il ne faudrait pas être handicapé à 100%. Je pourrais me désister de cette minable pension d’AFS à condition qu’on me donne un emploi tel par exemple celui de standardiste», juge ce handicapé moteur. En définitive, ce genre de personnes interpellent les responsables pour leur faciliter un tant soit peu la vie. Et l’appel va aussi à la direction de l’action sociale pour leur verser cette pension.

Amar Ouramdane