A qui la faute? Le P/APW l’impute de facto, d’une part, à l’investisseur et d’autre part, aux services de l’Etat. Lesquels, selon lui, « sont coupables de manquement graves. » Pour cela, reclame-t-il, ils doivent « donner des comptes et être sanctionnés séverement au regard de la gravité de cet acte auquel ils ont participé. «
Il s’agit là de la conclusion à laquelle est arrivé le P/APW de Béjaïa après, note-il, « examen du dossier » portant sur les impacts de l’implantation de l’unité Bière à proximité d’une école à Tazmalt.
Le premier magistrat élu de la wilaya se dit « profondément touché par le cri de détresse » lancé par l’association des parents d’éléves de l’école « Chahid Ziri Md Saïd » de la commune de Tazmalt.
Cette association demande d’après le P/APW, l’intervention du chef de l’Etat pour « la fermeture d’une unité Bière contigué à leur établissement scolaire »
Il est clair que les services de l’Etat ont une responsabilité à endosser, car l’implantation des deux sites ne répond pas aux normes et/ou, oserons nous dire, aux valeurs.
Cependant, la requête de l’association des parents d’éléves, du reste maintes fois exprimée, et demandant la fermeture de l’unité ne repose sur aucun fondement, car, « les spéculations sans scrupules » comme aime à les qualifier le P/APW ont un permis de construire en bonne et due forme et l’usine était là avant l’école. Le P/APW dans sa correspondance adressée au wali a sauté sur ce détail, de taille! Pourquoi alors procéder à la construction de l’école, sachant que des désagréments pourraient survenir à tout moment?
C’est la question que devrait se poser le P/APW avant de culpabiliser l’investisseur.
Les services de l’Etat sont une fois encore épinglés par le P/APW; selon lui, » la commission chargée de verifier cette installationn en vue de la délivrance du certificat de conformité dont le P-V, de sortie établi le 12/12/2006 ne s’est pas prononcée sur la conformité de cette installation, mais a relevé l’inexistence d’un permis d’aménagement propre à l’activité. »
Cette même commission, poursuit-il, » avait subordonné la délivrance de la conformité au préalable à l’établissement d’un permis de construire d’aménagement. » Advienne que pourra!
Le P/APC de Tazmalt, dévoile le P/APW, » avait signé l’autorisation dans son courrier datant du 16/12/2006, répondant au service de l’environnement, aurait précisé que ses services ont « refusé l’omplantation de cette unité en 2004 » avant de se raviser et signer l’autorisation. Le P/APW ne donne aucune expilication là-dessus! Tout compte fait, le premier responsable de l’institution élue exige « l’annulation pure et simple de cette irréguliere et » irrégularisable » autorisation et l’ouverture d’une enquête sérieuse et approfondie de déterminer les tenants et aboutissants de cete affaire, situer les responsables et les traduire devant la justice pour rendre compte de leurs méfaits. » A qui la faute?
Dalil Saïche
