La Depeche de kabyli : Vous venez de présenter le livre biographique de votre père, votre sentiment…
Abdellah Ouamara : Je suis comblé et satisfait de l’accueil qui m’a été réservé ici à Tizi-Ouzou. J’ai été particulièrement marqué par les intervenants lors du débat. Ils ont su replacer le livre dans sa vraie dimension de livre sur l’Histoire.
C’est d’autant plus encourageant pour continuer le chemin afin de faire sortir des personnalités qui ont fait l’histoire de notre pays de l’oubli mais surtout, et c’est là l’essentiel, de l’anonymat.
Que représente pour vous Ibarden n’ Tissas, les « chemins de l’honneur »?
C’est comme si je revoyais mon père! à chaque fois que je relis l’ouvrage, je réentend mon père, sa voix retentie en moi, tant l’originalité du texte a été respectée. A travers ce livre, nous continuons à faire exister Messaoud Oulamara. Je dois préciser que c’est grâce aux enregistrements faits par mon père où il relate les péripéties de sa vie que nous avons transcris dans son langage, les chemins de l’honneur.
Avez-vous trouvé des contraintes pour l’édition du livre?
Beaucoup ! La contrainte de l’éditeur s’est posée et a bloqué la sortie du livre qui était prêt depuis 1985 jusqu’à ce que vienne Yahi Rabi des éditions Pas sage qui a eu le courage de prendre en mains le livre, qui est à juste titre le premier livre sur l’Histoire en tamazight.
C’est un travail qu’on met entre les mains des historiens lesquels devront en faire bon usage.
Entretien réalisé par A. Z.
