La ville de Aïn Bessem, ville à vocation agricole, connue pour son blé de premier choix, sa pomme de terre et son élevage d’ovins est victime depuis le début de l’été « de harcèlement électrique ». En effet, depuis le mois de juin, les coupures de courant sont de plus en plus récurrentes, plongeant des quartiers entiers dans le noir durant des heures… Devant une telle situation, le citoyen (client de Sonelgaz) reste perplexe, affichant son indignation et son écœurement tout en avançant plusieurs hypothèses, à commencer par les câbles souterrains obsolescents, transformateurs défectueux… Les commerçants de leur côté, affichent une colère sans fard ; ils réclament un dédommagement. Rachid, commerçant, déclare : « Hier, j’ai jeté sur le trottoir trois cartons de pots de glaces, l’équivalent de 3 000 DA. Sonelgaz est rapide à pénaliser le client qui accuse un retard de quelques jours pour le réglement de sa facture d’électricité, mais se désintéresse des dégâts que causent ces maudites coupures ».
Pour plus d’informations, nous nous sommes rapprochés du chef d’antenne de Sonelgaz qui nous a fait comprendre que son établissement est à vocation commerciale et que ces coupures relèvent du service technique, situé à Sour El Ghozlane. Contacté par téléphone M. Mokhtari, chef du service technique nous déclarera : « Vous savez, quand la consommation dépasse la production, nous sommes obligés de passer à l’opération de délestage. Sachez que Aïn Bessem n’est pas une exception, l’opération touche Béni Slimane, Berrouaghia… C’est un programme national. Il n’y a donc pas de câbles usés ou périmés… « . Au moment où notre pays s’engage à exporter cette chère énergie en Espagne via le Maroc, le citoyen est obligé de se soumettre aux caprices de Sonelgaz…
K. Ladjal
