Les nwals se suivent et se ressemblent dans cette région de Maâtkas où ces traditionnels banquets traditionnels organisés dans une espèce de kermesse populaire relèvent du domaine du sacré.
Ces rendez-vous socioculturels se veulent de prime abord, comme un recueillement en la mémoire des aïeux, mais aussi implorer Dieu et le Saint en question (pour lequel le nwal est voué), pour que fraternité, paix et générosité soient omniprésentes dans la vie quotidienne villageoise.
C’est ce vendredi 17 novembre que le village Ighil Takhdhibine, dans la contrée de Berkouka organisera le sien, le fameux Sidi Belkacem Aghriv. Ainsi, le comité chargé de préparer cet événement a pris le soin de procéder à une vaste campagne d’affichage au niveau des quatre coins de la circonscription en vue d’y inviter le maximum de monde. Signalons, par ailleurs, que cette région de Maâtkas organise plusieurs nwals dans différents villages, tels que Tala Oughanim (Cheurfa), Tizi Moka (Sidi Ali Moussa), Amghith (Ait Zaim), Waw jdhim (Tajdiout), Vava wal (Berkouka), tandis que d’autres ont quasiment disparu tels que Jeddi Moussa (Bouhamdoune), Tikorabin (Aït lzid) … il est utile de rappeler que durant la décennie rouge (91-2000), le GSPC et les GIA avaient menacé de représailles tout village qui oserait organiser de telles manifestations jugées « impies ».
Chose que les villageois n’ont pas entendue de cette oreille, eux qui tiennent coûte que coûte à leurs traditions sacrées plus que centenaires. Chiche !.
I. Lounès
