En été, comme chacun le sait, les jeunes fuyant la chaleur étouffante à la maison aiment flâner dehors jusqu’à des heures tardives de la nuit. Outre les retrouvailles dans les cafés, les places publiques et les quartiers, ou des promenades pédestres, beaucoup préfèrent l’évasion dans les cybercafés climatisés et le plaisir de se donner à cœur joie à écouter de la musique, chatcher, faire des recherches, etc.
Les cybercafés de la ville de Seddouk qui étaient autrefois de simples cagibis équipés d’ordinateurs dépassés et d’une connexion Internet au moyen de lignes téléphoniques offrant une piètre prestation de services, arborent aujourd’hui un visage plus accueillant avec des looks captivants et offrent aussi de meilleures qualités de services rapport qualité/prix, concurrence oblige bien sûr. L’arrivée de l’ADSL avec un haut débit rendant la connexion faible et rapide, la dotation en micros dernier cri et la baisse des prix de l’heure devenus abordables, auquel s’ajoute l’interdiction de fumer, sont autant de facteurs qui font que ces établissements affichent complet matin et soir. « Fini le temps où on payait 80 dinars l’heure pour une connexion de misère où il était presque impossible de surfer sans connaître des déconnexions abusives.
L’arrivée de l’ADSL a réglé définitivement ce problème de déconnexion. Maintenant je peux télécharger n’importe quel programme en un temps record. Aussi les prix ont baissé de 50 % », fera remarquer un internaute visiblement satisfait de l’amélioration « ostentatoire » de la qualité de service actuelle. Si l’on s’en tient à cela, même les gérants de cybercafés affichent bonne mine tant que leurs entreprises marchent bien. « J’avoue que j’ai mis le paquet en installant un équipement sophistiqué répondant aux attentes des clients et je suis amplement satisfait du rendement du fait que mon cyber est très fréquenté », a expliqué un gérant. Ce qui est navrant c’est incontestablement cette inégalité persistante entre le chef-lieu doté de toutes les commodités offrant des loisirs multiples aux jeunes et les villages où la vie est des plus moroses et où les jeunes n’ont même pas où aller en dehors des cafés maures n’offrant pas plus qu’un jeu de carte ou un minable téléviseur pour y suivre des matchs.
L. Beddar
