Le rivière qui passe par Selloum prend sa source dans la chaîne de montagnes du Djurdjura, coule vers Assif Iwaquren qui se termine par la suite à Assif Aabbas. Historiquement, les eaux de cette rivière ont une importance considérable pour la faune, la flore et les personnes vivant aux alentours. Cet oued possède divers écosystèmes précieux. Les poissons se nourrissent de plantes et d’insectes et sont eux-même mangés par les oiseaux et les mammifères. Hors du lit, les zones humides entretenues par l’infiltration et occasionnellement inondées par la rivière, sont riches en niches écologiques importantes, non seulement pour les espèces qui y résident, mais également pour les animaux qui font halte dans ces marais. L’existence d’une végétation luxuriante et d’une faune très riche en insectes constitue l’important de la nature qui règne dans cette région. Le plus appréciable aussi, est l’existence de deux sources d’eau minérale gazeuse qui constituent une particularité notable de cette rivière, d’où l’importance de cet endroit par rapport à la population de jadis qui occupait les deux villages de Selloum et Takerboust. Une vieille dame nous dira : « Cet endroit remplaçait le Hammam pour nous à l’époque, on utilisait ses eaux pour éliminer les boutons et les acnés qui se manifestaient. » Interrogé, à son tour un vieux nous affirmera : « A l’époque, nous n’avions pas de médicaments ni de dermatologue, nous utilisions la médecine « bio », tout est naturel et ces deux sources étaient des moyens de cure des maladies cutanées ». Si cette richesse et vraiment à exploiter et à apprécier, la décennie noire interdisait aux gens d’y aller, de crainte d’être victime des opérations menées par les services de sécurité dans les périphéries de cette zone. Aujourd’hui, ceux qui visitent ces lieux souhaitent revoir l’affluence d’antan.
Brahim B.
