La réforme du système scolaire est censée apporter un plus à l’enseignement alors qu’apparemment pour les bacheliers, malgré le taux important de réussite, il y a des positivités de l’ancien système qui ont disparu avec le nouveau. Hakim B. 20 ans, lycéen de la petite bourgade Oued Ghir dans la banlieue de Béjaïa, s’est déplacé à notre bureau pour dénoncer l’injustice à son égard concernant justement les nouvelles instructions relatives au baccalauréat, version nouveau système. « Étant un assez bien élève, sûr d’avoir bien travaillé aux épreuves du bac, et après l’annonce de mon échec, je me suis dirigé vers l’académie qui m’avait orienté vers le centre d’examen pour formuler un recours et demander une contre-correction. Sur place, un responsable m’avait informé que sur instruction ministérielle, avec le nouveau système les recours ont été supprimés », nous a déclaré, entre deux sanglots, ce jeune se sentant lésé de ne pouvoir introduire des recours pour avoir la conscience tranquille. D’ailleurs, il ajoute qu’il est prêt à accepter une interdiction de passage d’examens sur une dizaine d’années si une contre-correction de ses copies ne lui donnerait pas raison. Assez sûr de lui et convaincu d’avoir réussi au bac, mais désavoué par une erreur de correction, le jeune Hakim insiste sur certaines bizarreries constatées lors de l’annonce des résultats. D’après lui, certains élèves qui caracolaient en haut du tableau avec des 17 durant l’année scolaire ont échoué alors que les habitués des avertissements l’ont eu. Ce cri de détresse doit servir aux responsables de notre système scolaire pour revoir leurs copies et apporter les améliorations escomptées.
A. Gana
