Les agriculteurs et les peines de l’agriculture

Les agriculteurs ont regagné leurs champs pour renouer avec l’activité agricole et ils ont achevé le premier chapitre en attendant celui de l’été (la

moisson).

Il n’est un secret pour personne que l’exercice de l’activité revient très cher aux paysans, lesquels se trouvent chaque saison face à une situation critique pour cultiver leurs terres.

Une situation qui se traduit par des dépenses importantes devant être déboursées pour mener à terme un tel processus. Il est connu que la saison agricole se segmente en deux parties : celles de la préparation et de la moisson.

Les deux volets diffèrent dans la manière dont ils doivent être réalisés mais se ressemblent et se rassemblent dans un même point : la cherté.

D’abord, la phase de la préparation se basant sur deux étapes principales : le labour et l’ensemencement et où l’utilisation du tracteur est inévitable, sachant que le prix de sa location moyenne est de 1 500 DA l’heure. A cela s’ajoutent le prix d’achat des semences et autres produits.

Ensuite vient la moisson qui, elle aussi, impose des charges pénibles par le prix coûteux de la moissonneuse atteignant, voire dépassant les 2 000 DA l’heure ainsi que les frais de transport de la récolte et en fin de compte et malgré cet investissement rien n’est garanti pour les cultivateurs, lesquels hypothèquent leur sort à la générosité du ciel, étant donné qu’il est la seule source d’irrigation et qui se montre parfois très avare.

Face à cet état lamentable, certains paysans optent pour la location de leurs terres, un phénomène qui a fait son apparition en profitant de la circonstance à des particuliers ayant les moyens financiers et matériels pour recevoir en contre-partie le tiers de la récolte, préférant de ce fait éviter les pertes potentielles que peut engendrer une stérile saison.

M. Ali