Parmi les problèmes qui continuent de se poser avec acuité, celui de la pénurie d’eau potable se fait ressentir de plus en plus dans la majorité des villages. En effet, la pénurie d’eau potable dans les villages et hameaux de la commune d’Ath Laâziz continue de défrayer la chronique. A ce titre, des villageois continuent de dégourdir leurs jambes pour aller chercher de l’eau.
La solution est simple : soit s’approvisionner chez les voisins, puisque la distribution d’eau dans la commune est faite de manière aléatoire soit acheter des citernes d’eau à partir du chef-lieu de la wilaya (lire nos précédentes éditions). Qui est responsable de cette pénurie ? Beaucoup accusent encore les pouvoirs publics de ne pas avoir octroyé aux autorités locales des enveloppes pour le projet AEP.
Cependant, durant le dernier mandat plusieurs projets ont été exécutés, voire achevés, mais dans certaines bourgades les robinets sont toujours à sec. Selon le bilan de l’ex-Assemblée communale, dont nous détenons une copie, des sommes colossales ont été déboursées. A titre d’exemple, dans la grande localité d’Ighil Bdoumouren, qui regroupe plus de 7 000 habitants, l’APC d’Ath Laâziz a lancé le projet de réalisation d’un réservoir d’eau pour un montant de 2 millions de dinars et une opération d’achèvement du réseau d’AEP avec une enveloppe de 5 millions de dinars. Au total, sept millions de dinars. Malheureusement, l’eau coule timidement dans les robinets. Selon les dires d’un citoyen de ladite localité «l’eau arrive une fois par mois parfois plus» Pour ce faire, les familles continuent de s’alimenter à partir de quelques puits réalisés par leurs propres moyens et de quelques fontaines centenaires, comme celle de Thala Bumridj et Thala El Melh. 7 millions de dinars consommés mais pas d’eau courante dans les foyers. Par ailleurs, l’ex-Assemblée a achevé un projet AEP au village Ibourassen ainsi qu’un réservoir dans le hameau Bezzit Bas avec une bagatelle qui avoisine les 4 millions de dinars.
En somme l’eau continue a manquer dans les localités d’Ath Laâziz.
Aux pouvoirs publics de prendre les bonnes résolutions qui s’imposent, à savoir effectuer un suivi rigoureux sur le terrain.
Amar Fedjkhi
