La fièvre catarrhale du mouton ou « blue-tongue » est une maladie infectieuse non contagieuse, transmise par des insectes à l’espèce ovine et aux ruminants domestiques ou sauvages, tels que les chèvres, les bovins, les cervidés. Les conséquences de cette infection aboutissent, le plus souvent, à une mortalité chez les animaux atteints. Les signes cliniques sont une réaction fébrile associée à des manifestations inflammatoires et congestives de l’œdème de la face et ainsi que des hémorragies et des ulcérations des muqueuses. Dans les formes sévères, la langue de l’animal peut montrer des lésions importantes de congestion, elle devient bleue et sort de la bouche.
La congestion active peut s’étendre à d’autres parties du corps comme l’aine, la région oxilliaire et le périnée. Quant à l’identification de l’agent pathogène de la fièvre catarrhale du mouton, c’est un virus véhiculé par des insectes porteurs de cette maladie qui cause des pertes importantes au sein du cheptel ovin infecté. Les retombées économiques sont grandes dans le cadre de la préservation de ce cheptel et la réduction de ces risques liés à l’apparition de cette pathologie sur les ovins, en plus des mesures de prévention prises par les équipes des bureaux d’hygiène communaux de Kherrata et Draâ El Caïd par des campagnes de démoustications qui s’effectuent chaque année durant les périodes appropriées s’étalent de mai à juin, que, ces services de l’agriculture de Kherrata renforcent le dispositif de lutte contre cette maladie, dont les actions s’articulent autour de la protection de l’environnement des bergeries. Ceci par le maintien des conditions d’hygiène respectables, l’élimination des fumiers déposés à l’extérieur des élevages, assurer les traitements anti-parasitaires externes des cheptels toutes les 2 semaines, et enfin faire procéder à la désinsectisation à l’intérieur et aux alentours des bergeries à partir de ce mois de juillet jusqu’à l’approche de la saison hivernale. Ce dispositif de prévention contre les risques d’apparition de cette maladie ovine mis en œuvre à la même période de l’année, conjointement par les APC, les services de l’agriculture et vétérinaires de Kherrata a permis de n’enregistrer, à ce jour aucun cas de cette pathologie sur le territoire de la daïra selon notre source, ce qui a permis de préserver le cheptel, dont l’élevage connaît une prédominance dans la région, notamment en zones rurales.
Slimane Zidane
