La DJS veut imposer son veto

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C’est en présence d’un huissier de justice et du commissaire aux comptes, conformément à la réglementation, que le président de la ligue, Saïd Bouakil, a fait lecture des bilans moral et financier que les membres de droit de cette réunion ont approuvé à l’unanimité. Concernant le bilan moral, l’orateur n’a pas eu de difficulté à faire passer son message. Pour toute activité principale, la Ligue de Bouira n’a eu à gérer que le championnat de wilaya et trois challenges de jeunes footballeurs. Sinon, plusieurs autres activités n’ont pas été réalisées pour différentes raisons. Il s’agit notamment de l’organisation de deux stages de formation. L’un annulé pour “absence d’un effectif raisonnable pour l’ouverture du stage” était destiné aux entraîneurs de 1er degré et l’autre, prévu pour les jeunes arbitres, également non réalisé “à cause du manque de moyens financiers”. La troisième activité avortée a été “les échanges sportifs interwilayas et la participation aux différents plateaux” que devait organiser la ligue régionale.

Cette activité n’a pas concerné la Ligue de Bouira pour la simple raison qu’elle n’aurait pas été sollicitée.

Dans son bilan moral, la Ligue de Bouira a fait état de deux problèmes majeurs rencontrés. Il s’agit, surtout de “l’acquittement des droits d’engagement par les clubs en début de saison”. Pour la ligue, “cette injonction, quoique réglementaire, constitue un frein au démarrage de la saison”.

A ce propos, la ligue suggère que “l’affiliation soit supportée par le fonds de wilaya ou par l’APW”. Le second problème relevé est “la déliquescence des terrains de football qui ne répondent pas aux normes. Ce qui complique considérablement la gestion de la compétition, notamment dans le domaine sécuritaire lors du déroulement des rencontres. Ainsi, des 38 stades de la wilaya, 18 seulement sont validés et 19 ne sont pas homologués.” Pour ce qui est du bilan financier, la Ligue de Bouira s’en est sortie avec un petit bonus puisque les recettes ont dépassé les dépenses. Notons, enfin, qu’un incident est survenu juste après l’ouverture de la séance. Le représentant de la Direction de la jeunesse et des sports, le chargé du service sport, a quitté la salle après une brève discussion avec le président de la ligue. Ce dernier nous en donnera la raison. Selon lui, ledit représentant de la DJS, sollicité par écrit depuis une semaine pour prendre part à cette assemblée, lui aurait remis, juste avant l’ouverture de la séance, une correspondance à travers laquelle il est signifié que la DJS invalidera les travaux de l’AGO. Après l’ouverture de la séance, le représentant de ladite direction aurait demandé au président de ligue de faire lecture à l’assistance dudit document. Chose que le premier responsable de la ligue a refusé. C’est ce qui a provoqué son départ précipité. Le président de la ligue estime que “ce représentant de la DJS ne s’est pas conformé aux règlements régissant les assemblées générales”. Pour lui, la loi 90/31 n’a pas été respectée et, de ce fait, “l’AGO a été organisée dans les normes et les délais”.

B. Mechoub

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