Distribution anarchique du courrier

Il y a bien longtemps que nous n’avons pas eu l’occasion de croiser sur la route de Trouna, chef-lieu de la commune de Beni Maouche, un facteur distribuant les lettres. En effet, celui-ci, se réservant à d’autres services, est bel et bien resté cloîtré dans l’enceinte de l’office. La principale conséquence de ceci reste que la distribution du courrier est loin d’être assurée selon les normes régissant le fonctionnement des services postaux dans le monde entier. Il n’est donc pas étonnant de trouver des lettres, parfois de grande valeur, éparpillées devant les devantures des magasins ou entassées sur les comptoirs en attendant un hypothétique destinataire. Le non acheminement des missives entraîne un retard dans le payement des factures et la réception des mandats ou la distribution de correspondances administratives importantes. Autre aléa de cette absence du facteur reste le vol des lettres par des personnes sans scrupule se permettant de s’informer des secrets des autres. La plus grande surprise reste l’atterrissage dans la boîte réservée au courrier chez un commerçant, d’une lettre recommandée et d’une grande valeur qu’on appelle dans le jargon de la poste, un courrier lourd. Un peu d’égard reste indispensable.

Hilem Abdallah