Ainsi, avant-hier, un incendie d’une extrême intensité s’est déclaré à Tafoughalt, un village de la commune d’Ath Yahia Moussa. Selon nos informations, une étincelle aurait pris dans une botte de foin et les flammes se sont propagées dans les champs d’oliviers. En quelques heures, les oliveraies de Bouhadj et de Boujgou ont été entièrement ravagées. Plus de deux mille oliviers sans compter les autres maquis composés de sous-bois ont été annihilés. Certes, la population du village s’est déployée dans les champs, mais la vitesse des flammes aidées par un vent violent a contrarié les efforts déployés. La Protection civile s’est déplacée vers les lieux. Une ceinture a été faite à proximité des maisons pour éviter d’autres malheurs. Depuis l’an 2000, quand la localité avait vécu une situation similaire, le village a été épargné. « Que restera-il aux pauvres villageois dont les oliviers sont la seule ressource ? » s’interrogent-t-ils. Car, il faudra aussi souligner que la plupart des oliviers étaient décimés en hiver dernier par les chutes de neige. A voir toutes ces cendres restantes, c’est un véritable sinistre. Aussi, avec cet incendie, l’été s’annonce difficile, chaud et ravageur lorsque l’on sait que la quasi-totalité des villages de la municipalité d’Ath Yahia Moussa sont situés dans des zones rurales dont l’accès est difficile aussi bien pour les engins que pour les camions d’intervention de la Protection civile. A Tafoughalt les agriculteurs saisonniers crient déjà à la faillite. « Combien de temps faudra-t-il attendre pour voir tous ces oliviers régénérer ? » s’interroge un propriétaire d’une oliveraie qui lance un appel pressant en direction des responsables car dans ce village, personne n’a été indemnisé après les fortes chutes de neige. En tout cas, la vigilance est de mise.
Amar Ouramdane
