Quand les moyens font défaut ou sont mal utilisés ?

L’unité de la Protection civile de la commune de Seddouk, créée il y a quelques mois, bute déjà sur des problèmes de logistique à l’image de l’ambulance qui n’a pratiquement pas servie et est déjà en panne. « Nous avons informé les autorités locales de son indisponibilité en raison d’une panne », dira un agent de la Protection civile. Durant la soirée de vendredi passé deux malencontreux évènements étaient venus simultanément ébranler les responsables de cette caserne qui ne savaient pas quoi faire devant une situation inédite. Un accident mortel de la circulation a eu lieu à la sortie sud de la ville, n’ayant pas de véhicules pour se déplacer, l’unité de la protection civile a fait appel à d’autres services de secours. « Nous avons alerté l’ambulancier de la polyclinique et les sapeurs pompiers d’Akbou pour organiser les secours pendant que nos hommes luttaient pour venir à bout d’un incendie qui a ravagé plus de 50 hectares entre M’cisna et Beni Maouche. Incendie que nous avons maîtrisé vers 23h », renchérit-il. A la polyclinique aussi, le manque de moyens se pose avec acuité. Les blessés graves qui ont été évacués vers cette structure pour les premiers soins avant qu’ils ne soient transférés vers un hôpital, selon un infirmier, bien que la plupart présentaient des fractures, n’ont pu passer de radio du fait que le service radiologie ne fonctionne que dans la journée entre 8h et 14h.

Autant d’insuffisances qui demandent à être levées à l’avenir pour ces deux structures de secours. Heureusement la conscience professionnelle l’a emportée. Selon toujours cet infirmier, la plupart des infirmiers, qui ne sont pas en service ont rejoint la polyclinique pour prêter main forte à leurs collègues de services aussitôt après avoir été informés du drame.

L. Beddar