Priorité à l’hygiène

La petite ville de Tizi Rached s’efforce de mériter sa réputation de ville la plus propre de la wilaya. Quand on parcourt ses rues et ruelles, on n’est pas rebuté comme presque partout ailleurs par les amoncellements de déchets ou de sachets volants. Un tour dans les cités conforte cette impression. L’effort de propreté a porté ses fruits ici au grand bonheur des citoyens qui trouvent chaque matin un environnement propre et agréable. Le service communal d’hygiène, réinstallé à l’APC, dispose de nombreux bureaux bien tenus. L’espace accordé au bureau communal, témoigne on ne peut mieux, de l’importance de l’hygiène dans les préoccupations municipales. Cet été, l’activité est soutenue, et focalisée sur les risques hydriques. Il y a 300 puits dans la commune, dont 287 individuels. Les puits collectifs sont traités par le bureau, à l’aide de galets chlorés. Les propriétaires de puits domestiques sont également invités à venir récupérer les galets qui permettent d’éliminer les germes éventuels.

23 sources sont aménagées, 19 d’entre elles viennent d’être traitées ce mois-ci, les autres l’ayant été précédemment. Mais il y aussi des sources non aménagées, impossible à traiter. Les analyses bactériologique de l’une d’elles l’ont désignée impropre à la consommation ; le propriétaire a été averti du danger. Les châteaux d’eau, au nombre de 16 sont pris en charge par les services de l’ADE, lesquels maintiennent la vigilance grâce au test quotidien de la teneur en chlore. Le bureau d’hygiène a établi un programme suivi avec rigueur, l’enjeu étant d’éviter à tout prix toute maladie à transmission hydrique. Notre interlocuteur déplore tout de même quelques cas flagrants d’incivilité. Dernièrement, cinq sacs remplis de cadavres de poulets ont été abandonnés à la lisière de la ville, en face d’un réservoir d’eau potable. Le bureau a dépêché un engin municipal pour procéder à leur enlèvement et leur enfouissement. Les poissonniers continuent à vendre sur le trottoir à la criée, refusant d’occuper la poissonnerie mise à leur disposition à proximité. Un arrêté municipal à pourtant été pris. Malheureusement, son application tarde curieusement.

M. Amarouche