Restauration des maisons traditionnelles

Cette association à caractère a politique s’est attribuée pour rôle la mobilisation de ses effectifs pour l’organisation de volontariats, en vue d’apporter les travaux de restauration nécessaires au délabrement avancé relevé sur les sites classés « patrimoine culturel national ». Des construction en ruines mais encore « debouts » après des siècles d’âge, témoignant aux générations actuelles de « leur lien » avec les sociétés d’autrefois, et le mode de vie répandu dans ces zones montagneuses. Dans le programme établi par l’association Touiza, il est précisé deux destinations, l’une en direction de Aïn Hagrig de Ben Ourthilène, et l’autre le village d’Ighil Ouherzoune de Beni Yenni, où elle prévoit respectivement, pour ces restaurations, 2 et 1 chantiers.

Il s’agit dans l’une comme dans l’autre d’actions retenues dans les localités de Sétif et de Tizi Ouzou, de travaux de réhabilitation d’anciennes maisons traditionnelles, lesquelles, comme on le sait, comprenaient les parties représentées par les tkoufane, tharichth, et adagnine, des appellations berbères signifiant dans l’ordre et en français : lieu de stockage des denrées alimentaires, petite plate-forme destinée au repos, et coin dégagé pour les bestiaux. La remise en l’état de la maison d’Ighil Ouherzoune de Beni Yenni nour dira un membre de l’association a débuté du 10 juillet et cela jusqu’au 25 du même mois, elle a nécessité une participation de 10 adhérents, poursuivant « quant aux deux chantiers de Aïn Lazreg de Beni Ourthilène la période retenue est du 1er au 21 août, nous dit-on, on leur a dégagé 15 volontaires ». « Toutefois, question main-d’œuvre tient à signaler mon interlocuteur il se pourrait qu’il y ait des participants étrangers pour les trois chantiers, la liste n’a pas été arrêtée, du moins pour celui de Beni Ourthilène ». L’association Touiza, en collaboration avec l’association culturelle Beyt Chabab activant au sein de l’auberge de Lakhdaria, élira domicile au niveau de l’infrastructure de jeunes de cette dernière, laquelle est dotée de tous les moyens nécessaires pour son hébergement notamment les lits, le réfectoire, et les équipements de loisirs. Ce projet de restauration de trois maisons traditionnelles de Aïn Lagrej, et Ighil Ouherzoune sera financée, selon la note d’information au tableau d’affichage de l’auberge, par l’Union européenne dans le cadre, lit-on du projet ONG2.

A. Chérif