Après la mise en demeure verbale du ministre de l’Intérieur puis celle écrite du wali, les APC bloquées ont été destinataires, le 27 du mois de juillet, de l’arrêté wilayal portant substitution de ces dernières par les chefs de daïra concernés pour l’approbation du budget 2008, le payement des salaires des fonctionnaires de la mairie et pour certaines autres prérogatives relevant de l’assemblée communale. Cette mesure provisoire doit certainement être le prélude à une dissolution certaine dans le cas où la situation de blocage perdure. D’ailleurs, cet arrêté stipule que le chef de daïra se substituera aux assemblées jusqu’à solution du problème.
Comment l’état compte-t-il solutionner le problème ? En procédant à la dissolution puis aux élections partielles comme le stipule la loi ou va-t-il maintenir cette solution de rechange jusqu’aux prochaines élections locales qui interviendront dans un peu plus de quatre ans ?
Cette épée de Damoclés incitera-t-elle les élus à faire des concessions et à s’entendre pour éviter la dissolution ou les enfoncera-t-elle dans leur entêtement jusqu’à la dissolution ?
A. Gana
