Le 117 ne répond pas

« Un numéro vert est mis à la disposition des nombreux bacheliers afin de leur permettre de disposer de toutes les informations concernant leur future vie d’étudiant, etc. « , ne cesse-t-on de rabâcher en direction des concernés. Cependant, la réalité est tout autre. Les jeunes bacheliers semblent égarés dans ce dédale de procédures et de paperasse qui n’en finit pas. Leurs mobiles ne cessent de sonner pour glaner des informations. « Le 117 maintes fois composé n’aboutit qu’à la sonnerie vous indiquant que votre correspondant est occupé. Si pat chance la sonnerie retentit, enfin, c’est pour une coupure immédiate sans que personne ne daigne vous parler à l’autre bout du fil », souligne l’un d’eux. On répondra toujours que « le numéro vert est submergé » qu’on ne serait pas surpris. Les responsables, qui ont eu recours à cette forme de communication, savent que des milliers d’étudiants l’utiliseront dans l’espoir d’être renseignés en temps utile. Pour le moment, il faut reconnaître qu’il est loin de répondre à leurs attentes. Toujours, dans ce souci d’aider les nouveaux bacheliers, Internet, cet outil des temps modernes est mis à contribution afin de leur épargner les déplacements, parfois très longs et fastidieux. Mais, là aussi, l’information est limitée au strict minimum. Finalement en guise de facilités promises par les responsables les nouveaux bacheliers, n’ont bénéficie que de la préinscription par Internet. Quant au reste, il se trouve comme auparavant, au niveau des centres universitaires. Ainsi, pour confirmer l’inscription il faut se rendre sur place pour y déposer son dossier. On ne peut même pas télécharger le formulaire du mandat-carte pour les frais d’inscription ni même consulter la simple liste de pièces nécessaires aux dossiers de chambres et de bourse. Les griefs sont nombreux et l’information peu ou mal diffusée. Les chaînes devant les guichets ne disparaîtront pas de si tôt, tant que l’outil informatique n’est pas utilisé efficacement pour remplacer l’homme et la paperasse.

A. O. T.