La Cité appelée musulmane par l’ancien occupant, regrouperait, selon ses habitants, 60 maisons disposées en quatre rangées de 15 foyers de part et d’autre des 3 accès dont elle est dotée. “54 appartements de la cité sont de consistance F2 et F3, quant aux quatre qui font face à Sonelgaz, ceux-ci ont été conçus en F4”, précise un commerçant du hay. Tous ces détails que le locataire a signalé donnent un aperçu sur le nombre de résidants, en particulier la tranche d’âge dominante, représentée par les enfants lesquels lorsqu’on ne leur rassemble pas les moyens nécessaires en matières de distractions, restent livrés à eux-mêmes. La Cité musulmane n’est toutefois pas totalement dépourvue d’infrastructures de loisirs, il existe sur place une aire de jeu équipée de deux installations métalliques destinées à la catégorie d’âge se situant entre 4 et 6 ans.
“Le matériel implanté sur cet espace, nous explique-t-on, n’a pas été réalisé de façon à permettre aux enfants de jouer sans risque de tomber”, poursuivant : “A chaque fois qu’ils grimplent dessus, les parents sentent la peur les envahir”. L’un des deux jeux, dont parle notre interlocuteur comprend plusieurs marches, débouchant sur une surface plane métallique, tellement pentue, que l’enfant qui y joue, a toutes les chances d’atterrir sur la tête et certainement pas sur les pieds. L’autre équipement, si on peut appeler ainsi ce “piège à sanglier”, est un ensemble de barreaux assemblées en une forme carrée de la taille d’un carton de chaussures, mais qui présente de grands écarts entre ses éléments ce qui ne permet pas à l’enfant de rester en équilibre. “Ainsi constitué, nous dit-on, les parents déconseillent à leurs enfants de se rendre sur l’aire de jeux, ou du moins de grimper sur les fameuses structures”.
Ceux-ci trouve “plus sage qu’ils fassent une trotte jusqu’à la Maison de jeunes, plutôt que de les exposer à d’éventuels accidents”. Mais il n’y a pas que cela qui fait fuir ces enfants vers des espaces plus sécurisées, car l’emplacement retenu pour ce projet est en fait situé en plein carrefour, donnant sur la cité Baïri, Souk Lakouir et Sonelgaz, en plus des nombreuses structures étatiques : notamment l’hydraulique, l’agriculture et le stade communal ce qui génére un va-et-vient continuel et dangereux de véhicules. “Cependant, le plus “repoussant” des empêchements, termine le père de famille, c’est l’état d’insalubrité qui prévaut sur les lieux, lesquels maintenant accueillent des tas d’immondices”.
A. Cherif
