Cette baptisation est devenue juste après l’Indépendance « Domaine Omar Chérif », et plus tard avec la 87/19 portant réorganisation du secteur de l’agriculture ces terres ont été attribuées à des collectifs de travailleurs de la terre (EAC), dont d’anciens employés des colons.
On accède à « Bled Omar Chérif », qui regrouperait selon un habitant 300 à 350 maisons pour environ 3 000 à 3 500 personnes par la route impeccablement bitumée partant du portail du nouveau CFPA de Lakhdaria et longeant toute la partie arrière de la station Radar.
« Nous attendons impatiemment, affirme un exploitant, la suite du décret qui ordonnera le foncier agricole proposé par le gouvernement car ainsi on a les mains liés », du nouveau selon lui « qui va libérer le secteur puisqu’il autorisera l’exploitation en partenariat des terres ».
Ceci pour dire qu’à Bled Omar Cherif presque l’ensemble de la population active et puise ses revenus du travail de la terre, raison pour laquelle elle garde une « oreille attentive » sur le moment où sera programmée en séance plénière de l’APN le projet de loi la concernant.
Aussi, après avoir « végété » des années durant en zone dite administrativement rurale quelle n’a pas été leur surprise de voir leur « patelin » accéder au statut d’agglomération du chef-lieu de la commune alors que, disent-ils, « la couche de bitume devant être étalée sur les accès menant au « Hay » s’est arrêtée au niveau de la mosquée ». Cependant ce dont souffre beaucoup plus Bled Omar Cherif c’est l’eau potable, laquelle d’après eux « à disparu des ménages depuis maintenant deux ans », ceci suite, se rappellent-ils, « à la mise en demeure de l’ADE invitant les villageois à s’acquitter sous quinzaine des redevances d’abonnement ». Cela fait que le « courant ne passe plus » entre l’ADE et ses consommateurs : ces derniers remettent en question la prestation et montrent du doigt le compteur à eau qui pour eux « n’assure plus non seulement la distribution depuis 2 ans mais ne produit même pas le souffle de la pression ». Alors, les foyers dotés de puits tels que ceux implantés à El Merdja ne manquent pas de ce besoin ô combien vital. Les autres, ils n’ont pas le choix : ils font appel aux colporteurs d’eau moyennant le prix de la course. Ce recours à ce moyen -hélas !- n’est pas insignifiant mais il touche presque la majorité de Bled Omar Chérif où les personnes en manque précisent : « L’ensemble des habitants ont opté pour les citernes de 500 l à 200 DA pour qu’ils ne soient pas contraints de chercher avec qui partager les frais ».
A. Chérif
