Manque de personnel au service des urgences

Citons la nuit de samedi passé où aux environs de 23h le service avait déjà reçu plus de 97 malades avec un personnel limité à deux médecins et quelques infirmiers. La gravité de certains cas a nécessité leurs évacuations vers d’autres hôpitaux, comme ce fut le cas pour cette vieille dame de 72 ans victime d’un accident domestique, son cas avait été jugé grave, vu les multiples fractures au niveau du poignet. L’impuissance des médecins devant ce cas compliqué et l’absence d’un spécialiste au niveau de cet hôpital a nécessité l’évacuation de la vieille dame vers l’hôpital de Tizi Ouzou et par là même, le service des urgences perdra un infirmier, lequel a accompagné la malade, et qui nous dira : « Si cette fonction n’avait pas une dimension humanitaire, je n’accepterait en aucun cas de me déplacer, car je travaille pour un autre hôpital ». La diversité des cas, leur gravité ainsi que la médiocrité des moyens, obligent le personnel à frapper à toutes les portes pour trouver des solutions sans que les malades ne souffrent de ces manques, mais la gestion des congés, l’absence de recrutement sont à l’origine de ce déficit et de cette médiocrité : au moment où de jeunes médecins et infirmiers souffrent du chômage, les grands hôpitaux comme celui de M’chedallah se plaignent du manque d’effectif, c’est aberrant.

Brahim B.