Depuis plusieurs jours, une longue chaîne se forme dès la matinée avant même l’ouverture des guichets de l’Etat civil. Il faut se lever tôt pour s’inscrire et s’assurer de se faire délivrer ses pièces dans la journée. Il n’est pas rare que des personnes soient obligées de se présenter deux jours de suite. Le bureau des archives subit la même pression, certaines personnes venant des communes éloignées, comme Beni Douala, Beni Yenni ou Tizi Rached. La mairie, pour tenter de diviser l’affluence, a ouvert un guichet dans la salle du Centre culturel. Mais à peine une vingtaine de personnes s’y rendent chaque jour. M. Kabbache, élu chargé de cette opération, explique : « L’extrait de naissance n°12 est exigé par la majorité des administrations et même les écoles. Cet extrait ne peut être délivré qu’après consultation du registre, donc au guichet de la mairie. C’est pour cette raison que les guichets des villages ou celui du Centre culturel sont relativement désaffectés. Je vous cite mon cas : le n°12 m’a été exigé pour l’inscription de mon fils en première année primaire ». Mise à part la délivrance de l’extrait n°12, le guichet du Centre culturel est habilité à faire toutes les autres opérations, à savoir les légalisations de documents, la délivrance de certificats de résidence, de fiches familiales, de l’extrait n°13, etc. Parmi les longues files de gens qui patientent à la mairie, certains disent ignorer l’ouverture de ce guichet de secours situé pourtant à l’entrée de la ville.
M. Amarouche
