Les baptisations des édifices publics tardent à venir

Au niveau de la ville de Draâ El Mizan, un grand nombre d’édifices publics attendent leur baptisation depuis des années. On citera le collège appelé communément CEM nouveau, réalisé au début des années 80. Aujourd’hui, même les gens du secteur de l’éducation confondent ce collège avec celui dénommé CEM Base 7 inauguré en 2006. Des professeurs de Boumahni, convoqués pour surveiller l’examen du bac se sont déplacés au CEM Base 7 alors qu’ils devraient aller au CEM nouveau. Cette confusion a provoqué chez eux un sentiment de colère. A quand alors des noms distincts pour ces deux établissements ? La commission de baptisation de ces édifices a déjà présenté plus de cinquante dossiers en vue de donner des noms à des rues, à des places et autres édifices. Selon une source proche de la kasma des moudjahidine de Draâ El Mizan, seul vingt-neuf dossiers auraient été retenus. « Certains dossiers ne répondent pas à la circulaire en vigueur alors que d’autres sont incomplets », nous a confié le premier responsable de cette instance. Peut-être, ce 20 août, connaîtrons-nous les personnalités dont les noms seront attribués à ces édifices. Il est attendu de donner des noms à l’ex-annexe du CEM Harchaoui devenue depuis mars dernier école primaire, au CEM nouveau, au technicum, prévu pour porter le nom de Rabah Aïssat l’ex-P/AW de Tizi Ouzou, assassiné par les terroristes en octobre 2006, l’actuelle bibliothèque communale en voie de réalisation ainsi que la polyclinique pour laquelle a été suggéré le nom de Mahfoud Boucebci, l’éminent psychiatre de M’kira, assassiné lui aussi par des terroristes et la liste est encore longue… En tout cas, tous ces édifices et autres places doivent être associés à des noms de moudjahidine, de chouhada, de personnalités qui ont marqué l’histoire de la région sur tous les plans artistiques, culturelles et autres. « C’est pour l’histoire et c’est un devoir de mémoire », diront toutes les personnes interrogées à ce sujet.

Amar Ouramdane