L’environnement à travers la commune de Souk El-Tenine, au Sud de Tizi-Ouzou, laisse à désirer, eu égard au foisonnement des décharges sauvages, provoquées par un manque de civisme qui semble perdurer face à l’impunité. Ainsi, les efforts de l’APC pour embellir le chef-lieu et les villages ne semblent pas porter leurs fruits, vu la pollution à grande échelle qui a envahi la région. L’opération de nettoyage de la ville, initiée avant le mois de Ramadhan, n’a rien changé. Les saletés reviennent au galop ! Rien qu’au chef-lieu, l’on dénombre au moins trois décharges sauvages qui prennent de l’ampleur chaque jour un peu plus, enlaidissant la ville et causant des désagréments aux habitants. «Nous avons interpellé l’APC pour éradiquer cette décharge à proximité de nos commerces, en vain. Notre appel n’a pas trouvé une oreille attentive. Nous demandons encore une fois aux autorités locales de procéder à l’éradication de ce point noir qui grossit chaque jour sous nos yeux. Nous avons procédé, à maintes reprises, au nettoyage des lieux. Mais les déchets reviennent le lendemain. C’est à l’APC de nettoyer et d’interdire le dépôt des ordures hors des points aménagés à cet effet !», déplore un commerçant. En allant vers la commune voisine de Mechtras, sur le chemin de wilaya N° 147, le constat est on ne peut plus désolant. A partir du village d’Ighil Boulkadi, les accotements sont jonchés de détritus, de déchets, de bouteilles et cannettes vides. En arrivant à l’ancienne décharge communale d’Ighil Oumenchar, pourtant fermée depuis de nombreuses années, le paysage est pour le moins hideux. La décharge déborde sur la route qu’elle a réduite significativement. Les ordures, composés de différents emballages, de tas d’objets hétéroclites et même de gravas, sont déversés sur les deux côtés de la chaussée. Ce point noir, que l’APC peine à éradiquer, dénote à lui seul du massacre environnemental qu’accuse la région. Plus loin, les choses ne s’améliorent pas. Les accotements envahis de déchets et de bouteilles vides est le triste décor des lieux, mis à mal par la main d’ l’homme. De l’avis des plus avertis, il est temps de mettre les mécanismes efficients pour venir au secours de l’environnement, avant que les effets ne soient dévastateurs.
Hocine T.
