Nette dégradation du cadre de vie au chef-lieu

En effet, avec le manque d’eau qui est devenu une coutume dans cette commune, normalement sans aucun danger de pollution, car point d’existence industrielle, le chef-lieu de cette municipalité montagneuse croule sous les immondices qui jonchent le sol en plusieurs endroits de ce centre exigu et insalubre. En dépit des efforts fournis par les éboueurs de l’APC à dégager les ordures de la voie publique, on constate en plusieurs endroits des dépôts de déchets ménagers dégageant des odeurs nauséabondes. Outre les deux points de dépôt d’ordures situés paradoxalement l’un à proximité du siège de daïra et l’autre juste en face de la mairie, un autre dépotoir à ciel ouvert menace la vie des locataires des immeubles du quartier Aguemoun, lesquels constatent impuissants depuis leurs balcons cette bombe à retardement qui leur rend la vie infernale. Pire que ça, en plein cœur de Barbacha, et au vu et au su de tout le monde, l’abattage de la volaille se fait en pleine nature, défiant toutes les recommandations vétérinaires pour prévenir l’apparition de la grippe aviaire. Un coin situé sur la rue Boulahouat-Mohand, squatté par des vendeurs à la sauvette, est devenu infréquentable de par des émanations putrides qui se dégagent des flaques de sang et des plumes de poulets laissés à ciel ouvert par ces marchands hebdomadaires insouciants. Quant aux décharges sauvages, elles se multiplient davantage le long des axes routiers et connues par le commun des vivants de cette région. Des décombres fumants devenus un danger réel pour l’homme et la nature car ces décharges de fortune sont quelquefois à l’origine des foyers d’incendies, mais surtout un milieu de culture pour une multitude de bestioles sauvages et susceptibles de véhiculer des maladies à l’homme, à l’exemple des rongeurs. Dans ce même constat, le phénomène des chiens errants devient un danger réel qui guette les citoyens. La meute circule de jour comme de nuit en plein centre de Barbacha et en d’autres endroits avec un nombre considérable de canidés qui se multiplient davantage, vu l’absence d’opération d’abattage d’un côté et la pullulation des décharges sauvages qui leur offrent le gîte de l’autre. Un véritable cercle vicieux se forme autour d’un cadre de vie menacé qui mérite d’être « cassé » avant que le pire ne survienne. Il s’agit de l’affaire de tous. En plus des efforts et moyens à fournir par les autorités pour assainir le milieu devenu infect, le citoyen doit de son côté se joindre à ces responsables pour montrer plus de civisme et de souci envers l’environnement où il vit.

Nadir Touati