Un jour sur deux !

Commence-t-on à rationner de nouveau le lait ? C’est du moins l’interrogation qui revient avec persistance chez les ménages dans la circonscription de Maâtkas où l’on ne trouve ce produit de première nécessité chez les commerçants qu’un jour sur deux et en quantité limitée ! Il mérite de souligner qu’il n’existe qu’un seul distributeur de lait pour toute la commune. «C’est au niveau de l’usine de Draâ Ben Khedda qu’on nous a signifié que désormais, on ne nous sert qu’un jour sur deux !» dira le propriétaire de l’unique dépôt de lait au chef-lieu de daïra de Maâtkas. C’est dire que pour certains pères de familles le fait de se rabattre sur le thé reste la seule alternative même si ce dernier produit ne dispose pas des mêmes valeurs nutritives que le lait. D’autres se voient contraints de l’acquérir en poudre qu’on appelle communément ici «Lahda» et qui n’est pas subventionné. «Un sachet de 500 grammes coûte pas moins de 200 dinars pour l’équivalent de 4 litres alors que la même quantité de lait pasteurisé nous revient à 100 dinars !». En tout état de cause, la tension demeure vive dans cette région de plus de 54 000 habitants. Rappelons que ce n’est pas la première fois que cette pénurie se produit ici. Il va falloir penser, peut-être, à encourager d’autres commerçants à se spécialiser dans la distribution de ce produit alimentaire indispensable. On ne sait pas encore, pour l’heure, si l’on rationne le lait au niveau de l’usine de Draâ Ben Khedda pour les communes ou alors pour les distributeurs. Si c’est ce dernier cas, autant penser à donner des autorisations pour d’autres commerçants à «alimenter» cette région qui se situe pourtant à 20 kilomètres de l’ex-Mirabeau où est située l’usine.

Idir Lounès