Le secteur de l'habitat dans la commune d'Ath Mansour, à 46 kms à l'Est de Bouira, connaît des fortunes diverses.
Certes, ce n’est pas tout le monde qui est « logé » à meilleure enseigne, car l’offre, en matière de logements, connaît un déséquilibre par rapport à la demande qui se chiffre en centaines de dossiers qui croupissent encore dans les tiroirs de l’APC en attendant d’être traités. Si l’aide au logement rural, appelée communément le Fonal, connaît, de son côté, un engouement particulier de la part des habitants de la commune qui possèdent des lopins de terre, les autres formules de l’habitat, à l’image du logement social, ne sont pas aussi « en vogue » dans ces contrées, et ce, à cause de la rareté de terrains constructibles. Effectivement, la réalisation des logements sociaux se trouve « freinée » depuis belle lurette par ce problème épineux, auquel est confrontée la municipalité, et qui a trait à l’indisponibilité des assiettes de terrains. Le dernier parc immobilier implanté dans cette commune, précisément au quartier Ath Zeggane, remonte à 2 ans. C’est un quota de 34 unités réalisées dans le cadre du logement social qui s’ajoutent aux 60 autres logements érigés il y a des années de cela à la sortie ouest du chef-lieu. Les 34 logements en question sont livrés depuis belle lurette et attendent leur attribution. Dans le même sillage, il est à déplorer cet autre programme de 50 logements de type social qui ne voit toujours pas le jour à cause de l’indisponibilité d’une poche foncière. L’APC éprouve toutes les peines à dénicher un morceau de terre afin d’implanter ces 50 unités en suspens. L’écueil de la rareté du foncier constructible se dresse comme une montagne face aux collectivités locales qui ne savent plus que faire. La majorité des terrains de la commune sont du domaine privé, et les propriétaires refusent mordicus de céder un iota des terres de leurs ancêtres.
Y Samir

