Les habitants protestent

Les habitants du village Boumadène relevant de la localité des Boumahni, dans la commune de Aïn Zaouia, ne décolèrent pas, ces jours-ci face aux souffrances qu’ils endurent dues à la pénurie d’eau qui dure souvent pendant plus de deux semaines. Ne pouvant plus supporter cet état de fait, un groupe de citoyens, représentant le comité de village, est venu protester, avant-hier, auprès des autorités locales de la commune de Aïn Zaouia pour qu’il y est un minimum, disent-ils, « de respect du programme établi par l’ADE de Draâ El Mizan concernant la distribution de cette denrée rare ». En effet, le chef de délégation des villageois contestataires dira : « Nous n’avons jamais contesté le fait que notre village soit alimenté une fois par semaine, mais nous trouvons inadmissible que notre tour fixé pour chaque lundi fasse l’objet d’une déviation, sur ordre des services de l’ADE, comme ce fut le cas cette semaine ». Pour mieux comprendre la gestion du réseau de distribution à Boumahni à travers 16 villages, il n’est pas vain de rappeler que celle-ci est desservie à partir de la station de pompage du lieu dit « Pont Noir » malheureusement insuffisante pour permettre disponibilité du précieux liquide dans tous les foyers. De ce fait, durant la période estivale où la consommation devient plus importante, les réservoirs d’eau, au nombre de deux, situés en amont des villages, ne se remplissent que trois fois par semaine pour alimenter tous les villages et plus de 9 000 habitants. D’un autre côté, les protestataires reprochent à l’agent chargé de libérer l’eau du réservoir principal « sa soumission aux ordres qui lui parviennent de l’ADE au lieu d’observer une certaine équipe dans la distribution, s’effectuant des fois à notre détriment, lorsqu’il y a une pression sur les services des eaux des autres régions alimentés à partir du château d’eau de Boumahni ». En somme, en dépit de l’intervention des membres de l’exécutif communal, dans la soirée, pour alimenter en eau le village des contestataires, le problème demeure toujours posé tant que les faits constatés dans la mauvaise gestion des ressources hydriques ne trouvent pas de solution idoines, pas uniquement à Boumahni mais à l’échelle de toute la durée de Draâ El Mizan.

M. Haddadi