Des centaines d’oliviers ravagés par les flammes

En dépit des campagnes de sensibilisation des services des forêts et de la Protection civile programmées dans cette commune et l’implication des comités de village, les feux de forêt continuent d’y faire des ravages. Si ailleurs l’été est synonyme de détente, à Aït Yahia Moussa, ce sont des centaines d’oliviers séculaires qui partent en fumée. Durant la semaine écoulée, en plus de la canicule, pas moins de cinq foyers ont été enregistrés dans cette municipalité dominée par un massif forestier des plus denses. « Nous avons tout perdu. Le peu d’oliviers épargnés l’an dernier a été réduit en cendres en quelques heures. Qui arrêtera ce massacre ? », nous dira un citoyen d’Ighil El Vir. Les habitants les plus touchés par cette perte sont ceux du versant est, c’est-à-dire Ighil El Vir et Imzoughène. Et cela ne veut pas dire que les autres en sont épargnés. Selon une source locale, plus de trois mille arbres ont été réduits en cendre. Les oléiculteurs, qui attendaient une saison meilleure que la précédente, sont désespérés. « On nous a dit que les oliviers incendiés seront remplacés pas de jeunes plants, mais vraiment ce n’est pas une solution. Car pour avoir une oliveraie, il faut encore des années. Et c’est notre seule ressource ! », s’exclamera un intervenant d’Imzoughène. « Halte à ce massacre ! », a-t-il conclu.

A. O.